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Les islamistes dirigeant le gouvernement tunisien ont dit jeudi être prêts à négocier avec l’opposition sur la base d’un document prévoyant leur retrait du pouvoir pour sortir de la crise politique qui mine la Tunisie depuis un mois. L’initiative de sortie de crise formulée par l’UGTT le 30 juillet prévoit notamment la mise en place d’un gouvernement apolitique, le maintien de l’Assemblée nationale constituante (ANC) et la mise en place d’un calendrier strict d’adoption de la constitution ainsi que des dates pour de prochaines élections. L’opposition a pour sa part prévu une « semaine du départ » à compter de samedi pour tenter d’arracher, via des manifestations pacifiques, le départ du gouvernement. Le Premier ministre Ali Larayedh a mis en garde mardi contre toute « atteinte aux institutions de l’Etat », alors que la contestation a été, excepté quelques heurts fin juillet, largement non violente. Le gouvernement est accusé d’avoir failli sur le plan sécuritaire face à l’essor de la mouvance jihadiste, mais aussi dans le domaine économique, alors que les revendications sociales étaient au cours de la révolution de janvier 2011.Un premier cabinet dirigé par Ennahda avait déjà été poussé à la démission après l’assassinat d’un autre opposant en février. Plusieurs dirigeants islamistes ont même estimé que les revendications de l’opposition constituaient une tentative « de coup d’Etat » modelée sur le renversement par l’armée égyptienne du président islamiste Mohamed Morsi. AFP.