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Les nouvelles autorités égyptiennes ont annoncé les prochaines étapes de la transition politique, rejetées par les Frères musulmans, qui enterrent mardi les dizaines de manifestants tués la veille lors d’un rassemblement de soutien à Mohamed Morsi, le président renversé par l’armée. Ces graves incidents, survenus lundi à l’aube devant le siège de la Garde républicaine au Caire lors d’une manifestation pro-Morsi, ont fait au moins 51 morts et 435 blessés, d’après les urgences. En réaction, le président par intérim, Adly Mansour, a ordonné l’ouverture d’une enquête. Dans la nuit, il a ensuite émis une déclaration constitutionnelle prévoyant l’organisation d’élections législatives d’ici début 2014, afin de relancer la transition politique. Une nouvelle Constitution sera en outre soumise à référendum, puis une présidentielle sera annoncée. Le principal parti salafiste, al-Nour, qui a soutenu au sein d’une coalition majoritairement laïque le coup d’Etat militaire, a annoncé son retrait des discussions quant au choix d’un gouvernement de transition. Sur la désignation d’un Premier ministre, le nom du prix Nobel de la paix et opposant de M. Morsi, Mohamed ElBaradei, a été avancé, au même titre que celui d’un économiste de centre-gauche, Ziad Bahaa Eldin. Mais al-Nour a estimé que ces hommes n’étaient pas assez consensuels. Les capitales mondiales ont manifesté leur vive inquiétude après les dernières effusions de sang…AFP.