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Hier mercredi, les internes des centres hospitalo-universitaires Gabriel Touré et Point G, ont commencé à protester contre le non-paiement de leurs indemnités.

Au point G, les internes ont pacifiquement envahi les couloirs de la direction de l’établissement. Mais, heureusement, le service de la comptabilité de l’établissement avait commencé le paiement de leurs indemnités dans ledit hôpital.

Pour un bref rappel, depuis l’année dernière, les internes avaient alterné grèves et sit-in pour réclamer une augmentation de la somme qui leur était affectée par trimestre au niveau des hôpitaux et des centres de santé de référence.

C’est ainsi qu’à l’issue des négociations en 2006, les internes et les directions des hôpitaux s’étaient mis d’accord pour porter le montant alloué de 2,6 millions à 3,5 millions de Fcfa.

Cette année, les négociations, ont abouti finalement au montant de 500 Fcfa par jour et par interne, réclamé par les jeunes médecins.

Le 24 avril dernier, dans un mémorandum signé, il était stipulé que chaque étudiant finaliste doit percevoir 15.000 Fcfa par mois. Les administrations des hôpitaux attendaient une décision du secrétaire général du ministère de la Santé pour commencer le paiement.

Le département de tutelle et la convention hospitalo-universitaire, par souci de contrôler la moralité des dépenses, ont exigé la présentation d’une attestation de fréquentation, la copie de la carte d’identité scolaire et l’attestation des chefs de services pour confirmer que les internes officient dans leurs services.

Cette précaution est nécessaire pour éviter de payer des indemnités à des personnes n’ayant pas droit. Il convient de rappeler à ce niveau que c’est à partir de la 7è année de médecine et de la 6è année de pharmacie que tous les étudiants sont considérés comme des internes puisqu’il n’y avait pas de statut en la matière. A présent, un statut a été établi. Il n’attend que d’être mis en application.

Les internes, estiment la décision des autorités sanitaires de vérifier l’identité des internes, de trop. Pour eux, jusqu’à présent, la copie de la carte d’identité scolaire suffisait puisque la liste des internes était validée par les chefs de services.

Chaka Keïta, président de la coordination nationale des internes et de celle des internes du Point G, tout en reconnaissant la bonne foi du directeur, le médecin colonel Charles Fau et ses collaborateurs a haussé le ton. « Je ne sais pas ce qu’ils veulent mais nous mêmes avions par mesure de sécurité accepté de valider la liste auprès des chefs de services. Nous n’avons pas une option de violence mais nous n’accepterons de nous laisser piétiner« .

Pour le directeur général adjoint du centre hospitalo-universitaire du Point G, Mamady Sissoko, cette procédure est des plus normales. Mr Sissoko a cependant mis en garde : « Au Point G, on nous présenté une liste de 350 internes. Nous avons décidé de gérer les choses pour cette fois-ci mais dans l’avenir il leur faudra présenter les pièces exigées« .

31 mai 2007.