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Le ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire, le colonel Moussa Sinko Coulibaly a révélé ce lundi 7 mai 2012 son intention de créer les conditions d’une restructuration de la vie politique malienne.

jpg_une-713.jpg«Ceux qui ont amené le changement sont en mesure de savoir ce qu’ils veulent pour le Mali». C’est un avis d’une personnalité favorable au Comité national de redressement de la Démocratie et la Restauration de l’Etat (CNRDRE). Le chef de cabinet du président du CNRDRE, devenu ministre au gouvernement de transition, confirme la thèse à la faveur d’une rencontre à laquelle prenait part des responsables d’une soixantaine de partis politiques au gouvernorat du district de Bamako. Sur les traces de son prédécesseur, le général Kafougouna Koné, le nouveau ministre a tenu la première réunion du «cadre de concertation partis politiques/administration» post coup d’Etat.

En fait de concertation, le ministre a tenu à souligner à la classe politique sa vision sur l’avenir politique du Mali, le temps, selon lui, n’étant pas propice à un débat de fond. «Nous ne sommes pas dans une Etat d’exception» a-t-il introduit tout en reconnaissant que le pays vit une situation particulière. En évitant de parler de coup d’Etat, le colonel Coulibaly qualifie l’opération du 22 mars de «changement» qui constitue une «opportunité (pour le Mali) de parfaire sa démocratie». Etant désormais une voix officielle du pays, le ministre a expliqué que le pays s’acheminait vers un blocage dans l’organisation de l’élection présidentielle du 29 avril dernier.

Selon lui, il est impossible de parvenir un jeu démocratique sans partis politiques. «Même s’il y a ce désir de changement, il n’y a pas eu de rupture» dans la vie publique du pays, constate le ministre. A priori, s’est-il réjoui, les partis politiques n’ont pas été cassés, les institutions de la Républiques fonctionnent mais le ministre reste sceptique sur leur efficacité. «Pourquoi dans un pays qui compte 14 millions d’habitants, on se retrouve avec plus d’une centaine de partis politiques pendant qu’ailleurs, où la démocratie est plus ancrée qu’ici, on a quelques grands partis qui permettent une définition des orientations ?», se demande-t-il. La refondation de la politique malienne est l’agenda de la nouvelle administration qui a appelé les partis politiques à la formation de «grands regroupements» susceptibles d’instaurer une lisibilité des orientations et programmes des différentes forces politiques.

Seydou Coulibaly

Le 7 Mai 2012

© AFRIBONE