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Depuis quelques semaines, le nord de notre pays est très sollicité. Les délégations se succèdent mais ne se ressemblent pas. Après une tournée parlementaire conduite par le prof Ali Nouhoum Diallo, voilà que le Premier ministre prend son bâton de pèlerin. A la tête d’une forte délégation, Ousmane Issoufi Maïga, après Gao, vient de séjourner à Kidal.

Ces tournées, au nord de notre pays à quelques encablures des élections présidentielle et législatives, amènent les uns et les autres à se demander ce qui se passe dans ces régions et qu’on leur cache. Sans être dans le secret des dieux, elles ont certainement un lien avec les bandits du 23 mai 2006, regroupés au sein de l’Alliance du 23 mai pour le Changement . Ces déserteurs, malgré l’accord d’Alger du 4 juillet 2006, n’ont pas encore intégré les rangs de l’armée malienne. Ils ont préféré restés dans leur repaire de Taghar ghart… Une manière de gripper le processus de mise en œuvre du fameux accord.

Il est clair, aujourd’hui, que ses hommes lourdement équipés, avec les armes pillées des casernes de Kidal et de Ménaka, constituent un danger permanent pour la stabilité du nord en général, et en particulier du pays. A cela s’ajoute la présence des éléments du Groupe Salafiste de Prédication et le Combat (GSPC).

Le GSPC, lié au terrorisme international, est entrain de nuire l’image de notre pays à travers le monde. La présence des éléments armés du GPSC a poussé les organisateurs du rallye (Paris – Dakar) à supprimer, cette année, l’étape de Tombouctou.

Selon nos sources, le nord de notre pays serait entrain d’accueillir avec le soutien de l’Alliance du 23 mai de nouveaux combattants. Ceux- ci viendraient des pays voisins. Ce renforcement de l’Alliance inquiéterait les autorités. C’est pourquoi, l’Alliance serait courtisée. Mieux elle aurait déposé de nouvelles revendications sur la table du gouvernement. Les insurgés souhaiteraient voir un de leur dans le futur gouvernement et la nomination de certains d’entre eux en qualité d’ambassadeurs et de conseillers militaires dans certaines juridictions diplomatiques.

Cette vaste offensive de nos autorités en direction de Iyad et ses éléments serait de les ramener de nouveau à une table de négociation. Cette fois- ci sans l’appui d’une puissance étrangère.

Yoro SOW

16 janv 07