Partager

Avec la procession au nord du Mali d’émissaires porteurs du rameau d’olivier, il devient clair que des milieux politiques et confessionnels, plus ou moins impliqués dans la gestion de l’après-22mars 2012, veulent privilégier la négociation à la guerre pour sortir le pays de la crise sécuritaire et le ressouder. Ce faisant, ils feignent d’ignorer la lapalissade qui veut qu’on ne négocie pas en position de faiblesse sinon pour se soumettre aux diktats de l’ennemi.

En sus, ces bonnes âmes cheminent sur les traces d’ATT. En effet, c’est parce que l’ancien président a préféré le dialogue à la confrontation militaire, dont on nous serinait à longueur de colonnes qu’elle était ruineuse et improductive, qu’il a fini par perdre le pouvoir et le Mali les deux tiers de son territoire. En même temps que sa respectabilité internationale.

Alors va-t-on encore faire du ATT sans ATT et descendre plus bas dans les abysses ?

En réalité, il ne faut guère se bercer d’illusions. La situation qui prévaut au septentrion malien ne concerne pas que le seul Mali mais l’ensemble sahélo-sahélien, l’Europe toute proche, voire le monde. C’est pourquoi, si le Mali ne se donne pas les moyens militaires de rétablir sa souveraineté territoriale et d’extirper de son sol l’hydre terroriste, d’autres le feront à sa place.

Avec ou sans son consentement.

Saouti L HAIDARA

L’Indépendant du 30 Août 2012