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Journalistes en provenance du Sénégal, Burkina Faso, et du Mali, ainsi qu’experts maliens, sénégalais, kenyans et américains, ont pris part à cet atelier.

Initier les journalistes aux notions des OGM, tout en ouvrant un débat entre les experts et les hommes de médias. reste le principal objectif recherché par cet atelier.

La cérémonie d’ouverture a eu lieu sous la présidence du chargé de communication du Ministère de l’Agriculture.
Bino Teme représentant de l’USAID, Dominique Brossar DG de l’Institut d’Economie Rurale et l’Université of Wisconsin Madison (USA), ainsi que nombreux autres invités étaient présents à la cérémonie.

Ce point de presse fait suite à l’atelier IER/ABSPII sur la Communication en Biotechnologie Appliquée à l’Agriculture, qui a eu lieu à Bamako en juin 2004.

Durant le premier atelier, les participants avaient été choisis parmi les médias, universités, pouvoirs publics ainsi que les ONG. Par contre, l’atelier de cette année vise à aider tout particulièrement les journalistes maliens afin de couvrir la Conférence ministérielle de la CEDEAO sur la biotechnologie, qui se tiendra à Bamako.

Dialoguer avec des experts en biotechnologie agricole, ainsi qu’avec des spécialistes en communication scientifique, informations complètes sur de nombreux problèmes, une meilleure compréhension du sujet, ce qui pourrait être difficile dans le cadre de leurs devoirs journalistiques pendant la conférence ministérielle et recevoir une formation sur les techniques journalistiques liées à des questions scientifiques parfois controversées, seront possibles pour les journalistes, après ces trois jours de travaux, selon le représentant de l’USAID

Malgré l’espoir suscité par la biotechnologie de nombreuses interrogations se posent à son sujet, en raison des risques liés à la consommation des plantes transgéniques.
“Ces interrogations qui sont légitimes ne doivent pas être occultées”, a martelé le Directeur Général de l’Institut d’Economie Rurale.

Les journalistes devraient quitter l’atelier munis d’une solide compréhension des questions scientifiques liées à la biotechnologie agricole, d’une vue d’ensemble de l’environnement biotechnologique agricole africain, d’un briefing sur la conférence ministérielle, d’une présentation aux porte-parole maliens, ainsi que de conseils sur la meilleure façon de couvrir les informations liées à la biotechnologie agricole, selon le représentant du ministre de l’Agriculture.

La biotechnologie agricole…

C’est un ensemble de techniques scientifiques qui permettent d’améliorer les plantes et les micro-organismes. Grâce à leur compréhension de l’ADN, les scientifiques ont élaboré des solutions permettant d’augmenter la productivité.

En identifiant tout d’abord les gênes qui confèrent un avantage à certaines cultures, puis en travaillant sur ces caractères de façon extrêmement précise, la biotechnologie accroît la capacité des phytogénétiques d’améliorer les cultures et le bétail.

Elle ouvre la porte à des améliorations qui seraient impossibles en utilisant seulement le croisement traditionnel d’espèces apparentées.

L’utilisation de la biotechnologie suscite aujourd’hui des espoirs et des interrogations. Des espoirs quant à sa capacité de nourrir toute la population mondiale qui atteindra 9 à 10 milliards en l’an 2050.

Donc, elle est envisagée comme une solution pour nourrir la population de demain.

03 juin 20065