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Depuis l’assassinat de leur chef traditionnel, les habitants de la ville de Hombori s’interrogent. Moussa Balobo Maïga était-il la cible initiale des assaillants qui l’ont tué samedi ? Certaines sources l’affirment, mais d’autres assurent qu’il s’agit en fait d’une méprise. Les hommes armés cherchaient le chef de la brigade de gendarmerie, expliquent des habitants. Ils ont été conduits devant le chef traditionnel. La discussion aurait très vite mal tourné. Quel que soit le scénario, c’est en tous cas de trop pour la ville, dit un homme. Suite à une marche le dimanche, les manifestants ont été reçus par le sous-préfet. Ils réclament le droit d’assurer leur propre sécurité. «Nous demandons à être armés pour assurer notre sécurité, pour prendre nos responsabilités, pour protéger nos enfants, nos femmes, nos paysans dans la brousse. On veut être armés, parce que ceux qui viennent nous assassiner sont armés. On ne les désarme pas. On a l’impression que l’Etat ne peut pas nous protéger». Depuis deux jours, cet habitant dit voir en ville des hommes armés avec des tenues inhabituelles. Mais il ne parle ni de bandits, ni de rebelles. RFI