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La passivité du gouvernement sud-africain dans la crise sociale qui secoue le pays depuis plus d’un mois a été sanctionnée jeudi par l’agence de notation Moody’s, qui a abaissé d’un cran la note du pays en pointant la faiblesse du pouvoir. Cette décision risque d’augmenter le coût de financement de la première économie africaine, et d’effrayer un peu plus les investisseurs, déjà échaudés par la multiplication des grèves dans les mines.Moody’s cite parmi ses principaux griefs « le déclin de la puissance institutionnelle gouvernementale sur fond de stress socio-économique croissant, avec comme conséquence la capacité réduite à gérer les risques pour la croissance et la compétitivité ». L’agence note également que la marge de manoeuvre du gouvernement pour contrer les effets d’une conjoncture mondiale néfaste s’est réduite, « compte tenu de la détérioration des paramètres de la dette du gouvernement depuis 2008, des perspectives incertaines de recettes, et du niveau déjà faible des taux d’intérêt ». Moody’s estime que l’inertie est alimentée par l’approche d’un congrès décisif de l’ANC au pouvoir en décembre, où le président Jacob Zuma vise sa réélection à la tête du parti. Fin 2011 et début 2012, les trois principales agence de notation, Moody’s la première en novembre, Fitch en janvier et Standard & Poor’s en mars, avaient tour à tour jugé que les perspectives économiques sud-africaines se dégradaient. AFP.