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Les Gambiens votaient jeudi pour élire leurs députés, lors de législatives boycottées par six des sept principaux partis d’opposition qui accusent le régime du président Yahya Jammeh « d’abus de pouvoir ». Le scrutin n’est organisé que dans 23 des 48 circonscriptions du pays en raison du boycott de l’opposition, assurant ainsi les candidats de l’Alliance patriotique pour la réorientation et la reconstruction (APCR, au pouvoir) d’une victoire certaine dans 25 d’entre elles faute d’adversaire. « Le parti au pouvoir va remporter tous les sièges à l’Assemblée nationale à cause du manque de sérieux de l’opposition dans ses critiques contre le pouvoir qui a fait énormément pour développer ce pays », affirme Habib Njie, un étudiant. Porté au pouvoir en 1994 par un coup d’État militaire, M. Jammeh avait été élu pour la première fois en 1996, réélu en 2001 puis en 2006. Son régime est accusé par des ONG de disparitions forcées, assassinats, exécutions extra-judiciaires et harcèlement de la presse et des défenseurs des droits de l’Homme, accusations qu’il a régulièrement rejetées. AFP.