Partager

Pendant la saison morte l’alimentation du bétail est un véritable
casse-tête en raison de multiples facteurs combinés
.

Ce problème
pourrait trouver sa solution dans une bonne conservation des fanes
issues de la production agricole.

L’ELEVAGE, UN PILIER DE L’ECONOMIE MALIENNE

Le secteur de l’élévage occupe une place importante dans
l’économie du pays. Ce secteur contribue à hauteur de 11% au
produit intérieur brut (PIB), 24% de la production du secteur
rural, 80% dans les systèmes pastoraux et 18% dans les systèmes
agro-pastoraux.

Quant aux recettes d’exportation, l’élevage contribue pour environ
20% en moyenne annuelle et occupe la troisième place des produits
d’exportation après l’or et le coton. Il constitue également la
principale source de subsistance pour plus de 30% de la population
malienne.

DES POTENTIALITES INEXPLOITEES

Dans notre pays, le secteur de l’élevage qui constitue un fleuron
pour l’économie est faiblement exploité, ce qui est imputable à
une série de facteurs entravant son épanouissement.

Parmi les maux qui minent l’élévage, nous pouvons retenir le
manque de soin adéquat du cheptel, les effets des aléas qui
affectent sérieusement le secteur dont les zones septentrionales
qui se vident au profit des zones méridionales, le manque
d’organisation des acteurs évoluant dans le secteur pour favoriser
les exportations. Et surtout la pénurie d’aliment en saison morte.

LA BONNE CONSERVATION DES FANES

Pendant la saison sèche l’alimentation du bétail devient un
casse-tête, puisque les résidus resultant des récoltes sont
entièrement utilisés, soit par la consommation des animaux où par
d’autres activités anthropiques. La seule alternative pour assurer
l’alimentation du cheptel est l’achat du bétail par les usines, ou
bien la transhumance.

Les éléveurs, pour faire face à la pénurie alimentaire en saison
sèche, doivent entreprendre des actions pour une conservation
efficace des fanes de la production agricole.

LES FRAIS DU FOURRAGE INFLUENT SUR LES COUTS

Il est nécessaire de souligner que les frais d’alimentation du
bétail constituent plus de 70% des coûts de production du lait et
de la viande. Selon les professionnels, la qualité et la
disponibilité du fourrage, principale source d’alimentation du
bétail, constituent une donnée extrêmement variable pendant la
saison sèche.

Mamoutou DIALLO (Stagiaire)

14 Décembre 2007.