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Des membres de l’opposition ont été abattus par dizaines au Burundi depuis 02 ans selon l’ONU, mais le pouvoir nie de telles exécutions extrajudiciaires, suscitant l’impatience grandissante des donateurs internationaux. Le secrétaire général et porte-parole du gouvernement burundais, Philippe Nzobonariba nous a dénoncé de « fausses accusations » qu’il met sur le compte « des ennemis du Burundi »… Le 22 août, le procureur général de la République du Burundi, Valentin Bagorikunda, a annoncé qu’une commission créée un mois plus tôt sur le sujet « n’avait pu constater aucun cas d’exécution extrajudiciaire, au regard de la définition internationalement reconnue de ce crime ». Il a néanmoins concédé la découverte de quelques cas « d’homicides, de meurtres ou de tortures », et annoncé l’arrestation de huit suspects, dont 02 officiers de police. « (…)ce n’était qu’un écran de fumée destiné à calmer les bailleurs de fonds qui commencent à s’impatienter devant la multiplication des cas de violation des droits de l’homme », estime Pacifique Nininahazwe, l’un des principaux leaders de la société civile. L’ambassadeur de l’UE au Burundi Stéphane de Loecker a écarté les conclusions de la commission d’enquête, ajoutant que ce qui importe, « ce sont les cas documentés par le Bureau des Nations unies au Burundi ». AFP.