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Les ex-rebelles mozambicains de la Renamo ont dénoncé lundi l’accord de paix de 1992, qui avait mis fin à 16 ans de guerre civile, après l’attaque des forces gouvernementales contre leur base dans le centre du pays. « L’attitude irresponsable du commandant en chef des forces de sécurité met fin à l’accord de paix de Rome », a déclaré le porte-parole de la Renamo, Fernando Mazanga, désignant ainsi le président mozambicain Armando Guebuza. Il a affirmé que l’armée avait essayé de tuer le chef de l’ex-rébellion.Mais M. Dhlakama, sain et sauf, selon la Renamo, a pu s’enfuir dans une direction inconnue. M. Mazanga a estimé que l’attaque de la base « sonne le glas de la démocratie pluripartite au Mozambique ».L’assaut contre la base de la Renamo était une riposte à une attaque contre une unité militaire gouvernementale lancée par les ex-rebelles jeudi dernier, a expliqué le porte-parole du ministère de la Défense sur Radio-Mozambique.Deux combattants de la Renamo y avaient été tués, selon la présidence.Plusieurs négociations visant à mettre fin à ce conflit entre le gouvernement et les ex-rebelles de la Renamo avaient échoué, mais le président mozambicain Armando Guebuza a déclaré rester ouvert à des rencontres avec M. Dhlakama. Des élections locales sont prévues le 20 novembre. La Renamo a menacé de les perturber si la loi n’était pas modifiée pour lui accorder la même représentativité qu’au parti au pouvoir au sein de la commission électorale… AFP.