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Toute une génération d’étudiants au Swaziland voit son avenir compromis par la crise secouant ce petit pays africain qui a réduit le nombre de boursiers, une démarche non dénuée d’arrières pensées politiques, dénoncent les opposants au roi Mswati III. Pour 1.200 étudiants admis à l’université du Swaziland à la rentrée 2011, 10.200 avaient passé les examens, 1.400 avaient été reçus mais une partie n’a pas pu s’inscrire et moins de la moitié ont reçu une bourse d’Etat (505). Maroc, Russie, Cuba font partie des destinations où les Swazis étudient, mais seuls une soixantaine d’heureux élus inscrits dans un pays africain voisin ont eu une bourse l’an dernier.Pour Maxwell Dlamini, leader de l’union nationale étudiante, la réduction du nombre de boursiers est signe de « la crise profonde de notre système éducatif » et d’« un pays qui sombre ».Autre signe d’austérité, le gouvernement a aussi annoncé une réduction des places d’université pour les aspirants étudiants en droit, journalisme et humanités, jugés « faiblement prioritaires » comparé aux études d’informatique, commerce et sciences. AFP.