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Le Pentagone pourrait offrir un soutien à la France dans son engagement militaire au Mali contre les islamistes. Un soutien d’ordre logistique, mais qui peut aussi revêtir d’autres formes comme l’intensification du partage du renseignement. Même si les Etats-Unis suivent avec inquiétude l’évolution de la situation au Mali, ils ont refusé de jouer un rôle de premier plan pour aider le gouvernement de transition du président Traoré.

La réaction américaine aux frappes aériennes françaises a été jusqu’à présent discrète. Pour Washington, l’intervention française est certainement un soulagement.

L’administration Obama n’aime pas les actions unilatérales, préférant agir de concert avec la communauté internationale. Elle pourrait offrir un soutien logistique à la France, l’assistance de ses services de renseignement, et peut-être même des drones.

Pour les Américains, le Mali est un peu un « remake » de la Libye où Nicolas Sarkozy avait joué un rôle décisif. Il avait été le leader et l’Amérique avait suivi. François Hollande a agi de même et cela lui vaut les compliments des conservateurs qui, d’habitude, ne sont guère portés à la dithyrambe à l’égard d’un socialiste.

Le Wall Street Journal, propriété de Rupert Murdoch, salue sa décision qui, note-t-il avec une pointe de sarcasme, a coïncidé avec l’annonce par Obama d’une accélération du retrait américain d’Afghanistan.

Le quotidien salue « les Français qui ont agi seuls et de façon décisive plutôt que de laisser un pays assiégé par al-Qaïda attendre que les beaux parleurs de l’ONU fassent plus que simplement parler ».

Avec notre correspondant Washington, Jean-Louis Pourtet

RFI, le 13 Janvier 2013