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Au moment où les acteurs politiques de diverses sensibilités s’activent en vue de renforcer leur position pour les futures élections, les autorités du pays sont en train de multiplier les efforts dans le cadre de la recherche de solutions aux problèmes qui assaillent les populations, toutes sensibilités confondues.

Il s’agit : de la rébellion au nord, de la cherté de la vie, mais aussi de la crise scolaire. Ce sont des questions d’intérêt national et de ce point de vue, préoccupent tous. Mais, chacun, selon les intérêts qu’il défend, apprécie les différentes situations.

Toute chose qui laisse à désirer à un moment où la logique voudrait que tous aient souci de la gestion rapide et efficace de ces problèmes.

Au stade actuel, le peuple lui même commence à comprendre beaucoup de choses, notamment la mauvaise foi de certains acteurs politiques qui, malheureusement pour eux et non pour le peuple et le pouvoir, rénouent avec les anciennes pratiques pernicieuses, non constructives, tendant toujours à poser des actes susceptibles de compromettre les efforts à travers des critiques dénudées de tout bon sens.

Un déficit de sentiment patriotique

Nombre de ceux-ci n’aiment en réalité ni le pays ni ce peuple à qui ils promettent pourtant paradoxalement monts et merveiles. Des pratiques qu’on pourrait juger d’antidémocratique et apatrides. Vouloir conquérir le pouvoir signifie-t-il que l’on doit systématique faire la négation de tout ce qui se fait par celui qui est au pouvoir?

Ceux-là mêmes qui ne cessent de s’agiter par des propos discourtois et parfois calomnieux, parce que ne reposant sur rien de consistant, par ces actes, sont surtout en train de poser les jalon de leur propre autodestruction.

Nous l’avons dit à la veille de l’élection présidentielle, à la veille et au moment des campagnes présidentielles et l’histoire nous a donné raison.

En effet, ceux dont la campagne électorale était basée sur le dénigrement et la négation de tous les actes posés au cours du premier mandat d’ATT ont été victime de vote sanction de part de la majorité écrasante des électeurs. La leçon ne semble pas avoir ét pigée.

C’est pourquoi aujourd’hui encore, certains se croient encore au front, comme en périodes électorales ou à la guerre.

L’amalgame

N’est-il pas temps que l’on commence à comprendre qu’il y a un temps pour les élections, la guerre et un autre pour la construction nationale? Le comble est qu’aujourd’hui certains parmi ceux qui ont géré pendant les dix ans de la gestion des affaires publiques sous l’ancien président Alpha Oumar Konaré, s’agitent aussi. Qui est-ce qu’ils veulent convaincre et avec quoi?

En effet, le peuple se souvient des conséquences drastiques de la dévaluation du franc CFA au Mali, de son impact sur le panier de la ménagère.

Malgré les efforts pour atténuer les conséquences de ce phénomène, les populations ont à en ressentir les conséquence jusqu’à la fin du second mandat de l’ancien président Alpha Oumar Konaré.

Le constat est amer! Mais on a fait avec çà. C’est aujourd’hui qu’on refuse tout, comme pour dire qu’on ne réagit pas de la même manière selon qu’on soit aux affaires ou pas. C’est pourquoi il y a des paroles d’opposants dont certaines ne résistent à aucune analyse sérieuse.

Encore du chemin à faire

Nous avons encore du chemin à faire dans notre processus démocratique, puisqu’il y a beaucoup d’aspects ou de principes dont l’application n’est pas encore évidentes.

Il est clair que sans la bonne foi et une volonté commune qui ne signifient pas pourtant la complaisance, notre processus démocratique conservera pendant longtemps des tares et insuffisances. Même certains de nos spécialistes en questions de gouvernance ont encore du mal à comprendre ces détails si importants, parce que nécessaires pour les besoins d’une bonne gouvernance démocratique.

Il est nécessaire aujourd’hui que nous puissions nous débarasser de certains complexes et préjugés pour aborder le problèmes de notre démocratie avec davantage de lucidité, de clairvoyance et de sincérité.

C’est à ces conditions que nous effectuerons des bons qualitatifs et cela dans l’intérêt de l’ensemble de la population. Espérons que les uns et les autres ne tarderont plus à comprendre cela.


Moussa SOW

15 Mai 2008