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Le président de la République, Amadou Toumani Touré, a reçu, hier après-midi, une délégation de 18 membres du collectif des syndicats de l’enseignement supérieur, en grève depuis mars 2010. Objet : demander une trêve afin de réaménager le calendrier académique pour sauver l’année scolaire. Au terme de leur entrevue avec le chef de l’État, les enseignants ont promis d’aviser après consultation de leurs bases respectives.

A l’unanimité, les représentants des syndicats de l’enseignement supérieur ont apprécié l’approche du chef de l’État de les recevoir afin d’impulser les négociations entre le gouvernement et les enseignants.
« Le chef de l’État nous propose une trêve, mais nos revendications demeurent intactes. Nous retournons à la base pour rendre compte et la base décidera », confie Abdou Mallé, secrétaire général du SNESUP, au sortir de la rencontre.

« Cette rencontre avec le chef de l’État est une opportunité favorable que nous allons essayer de saisir avec toute son importance et la considération que nous devons à son initiateur. Les conditions favorables d’une sortie de crise prochaine ont été créées par son excellence monsieur le président de la République.

Nous allons rendre compte à nos mandants, et nous allons tout faire sincèrement pour que cette crise puisse être dénouée en notre qualité de leaders ; mais c’est la base qui a le dernier mot. Nous pouvons même dire que la situation a été fortement décrispée, nous l’avons senti au cours de l’audience au niveau de tous les participants. L’année scolaire peut être sauvée, mais cela est du ressort de l’Etat », renchérit de son côté Ismaïla Komé, secrétaire général de la section nationale de l’enseignement supérieur du SNEC.

« J’ai demandé aux enseignants d’observer une trêve. Cette trêve va nous permettre deux choses. Dans un premier, de réaménager le calendrier académique, de rattraper rapidement les deux mois et demi perdus pour ne pas tomber dans l’année blanche. Cela est extrêmement important.

Ensuite, elle va permettre de créer une atmosphère nouvelle ; pas avec moi, mais avec le gouvernement de la République, qui va reprendre avec eux les négociations », précise le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré, qui était ni plus, ni moins que dans son rôle de recours utile dans la décrispation de cette grève du Supérieur enclenchée en mars denier.

Rappelons que les revendications des enseignants concernent l’alignement sous régional des salaires, l’application de la nouvelle hiérarchie (Assistants, Maîtres de conférence, Professeurs), l’intégration des contractuels et le taux horaire des heures supplémentaires.

Sékou Tamboura

08 Juillet 2010.