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C’est ce 15 octobre que la première femme présidente de la Commission de l’Union africaine prend ses fonctions. Nkosazana Dlamini-Zuma, élue au terme d’une rude bataille de 6 mois, succède au Gabonais Jean Ping, qui devrait quitter Addis-Abeba dès ce soir. Un discours à dix heures, un déjeuner officiel à treize, les adieux à Jean Ping trois heures plus tard, Nkosazana Dlamini-Zuma ne va pas perdre de temps avant d’entrer dans le vif du sujet. Sa priorité est le Mali et dès mardi, elle va s’attacher à préparer la prochaine réunion du comité de suivi sur la crise malienne avant de se rendre à Bamako pour la réunion prévue vendredi. La diplomate sud-africaine a d’ores et déjà mis en garde : oui à une intervention internationale au Mali mais «à condition que cela ne crée pas plus de problèmes qu’il n’y en a déjà». Faire entendre la voix du continent, voilà l’un des objectifs de celle qui a dirigé durant dix ans la diplomatie de son pays, prônant un nationalisme africain face aux ex-puissances coloniales. Elle devra aussi s’attacher à réconcilier une Afrique divisée par son élection. Le Nigeria comme l’Afrique du Sud revendique une forme de leadership. L’Afrique du Sud a rompu un pacte non écrit qui veut que les grands laissent la commission aux petits pays et ce, afin d’éviter l’hégémonie des puissants. RFI