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Le Soudan et le Soudan du Sud devaient reprendre mardi à Addis Abeba leurs négociations de paix interrompues par de violents combats fin mars qui les ont entraînés au bord d’un conflit généralisé. Les tensions demeurent vives entre Juba et Khartoum : le Sud a encore accusé lundi le Nord de bombardements aériens et tirs d’artillerie — démentis par son voisin du Nord. Mais le président sud-soudanais, Salva Kiir, a souligné qu’un « dialogue amical sur les questions en suspens avec Khartoum était la seule voie vers la paix ».Le Soudan s’est, de son côté, dit prêt à quitter, sous condition, la région contestée d’Abyei, au cœur des tensions. .L’objet immédiat des négociations, dont on ignore encore la durée, est d’obtenir un engagement clair des deux pays à respecter une zone démilitarisée à la frontière. En cas de succès, les discussions pourraient aborder les autres points de contentieux. L’organisation Refugees International, basée aux Etats-Unis, a appelé les deux parties à aborder dès mardi un autre objet de tensions — la question de la citoyenneté — mettant en garde contre le risque de « violence, exclusion et pauvreté ». AFP.