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Les déguerpis des 95 hectares de Yirimadjo et des 18 hectares de Missabougou continuent de crier à l’injustice de la Mairie de la Commune VI, après que cette dernière ait exécuté les instructions du ministère de l’Administration Territoriale et des collectivités Locales des démolir toutes les maisons construites sur lesdits sites. Selon les déguerpis, la Mairie aurait reçu des pots-de-vin de la part de ceux dont les maisons n’ont pas été démolies.

Il y a de cela quelques jours, sur ordre du ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales et du Gouvernorat de District, la Mairie de la commune VI a démoli les maisons illégalement construites sur les sites des 95 hectares de Yirimadjo et des 18 hectares de Missabougou, exceptées celles qui l’ont été sur la base de notifications valables.

Depuis lors, les commentaires vont bon train. Et il n’est pas rare d’entendre les victimes décrier l’injustice de la Mairie. Ainsi, le vice-président de la Commission domaniale de la Mairie et non moins président de la sous-commission chargée de la gestion de Yirimadjo et de Missabougou, M. Sékou Sangaré, a du fournir des explications et des clarifications.

Selon lui, les occupants illégaux qui viennent d’être expulsés ont acheté les parcelles sur lesdits sites, sans chercher à savoir dans quelle aventure ils se hasardaient. Car ces parcelles étaient réservées au récasément des victimes des inondations de Missabougou et aux occupants des rues et trottoirs de Yirimadjo, indique M. Sékou Sangaré.

Et d’ajouter que ces occupants ne sont détenteurs d’aucun document administratif, et qu’ils disposent seulement d’attestations de vente sur lesquelles on peut lire : “Je soussigné…”, avec la mention d’une personne quelconque.

Pour ce qui concerne le dédommagement des déguerpis, le président de la Commission domaniale a indiqué que la Mairie n’a rien à y voir, à partir du moment où ni de près, ni de loin, elle n’est impliquée dans la vente desdites parcelles.

Les habitations sur lesquelles c’est mentionné CIH ont été épargnées au moment de la démolition, parce que tout simplement leurs propriétaires étaient non seulement détenteurs de notification, mais aussi inscrits sur la décision concernant le recasement des ayants droits…”,

a précisé le président de la sous- commission chargée de la gestion de Missabougou et de Yirimadjo, avant d’appeler les compatriotes à contacter les structures telles que la Mairie, le Conseil et le Gouvernorat, dès qu’ils se décideraient à acheter des parcelles.

Moussa TOURE

23 Mai 2008