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Les troubles mentaux ont une terrible réalité : la folie. Ce qui fait que les personnes qui en souffrent sont exposées à toutes sortes de dangers qui peuvent même abréger leur vie.

C’est pourquoi les déficients mentaux méritent d’être entièrement sécurisés, quand on sait qu’une fois la maladie déclarée chez une personne, cette dernière se trouve, du coup, rejetée par sa famille, ses parents, ses amis et même la société.

Cet abandon, plutôt cette marginalisation les pousses à chercher des refuges plus “sécurisants”, dans leur entendement : les rues, les marchés, les forêts, les campagnes… bref en des lieux non ou peu fréquentés par les personnes normales.

Il est important de se souvenir que les personnes vivant de dans de telles situations aussi instables souffrent de traumatismes. Aussi, avec un peu de considération de la part de leurs semblables (êtres humains), ils peuvent vivre et s’adapter petit à petit en dehors de cet environnement qui les fait tant souffrir.

Cependant, il faut reconnaître que le trouble mental n’est pas une fatalité ou une condition irréversible. Il peut s’attaquer à n’importe quel individu, et même provoquer, chez ce dernier, de profondes perturbations de la pensée et des sentiments hostiles ou mitigés envers les autres, surtout envers ses proches.

Dans le district de Bamako, bien qu’il existe des solutions alternatives, souvent médicalement lénifiantes, à l’hôpital du point G, la majorité des personnes souffrant de la maladie ne reçoivent pas les soins nécessaires ou appropriés.

Ce qui revient à signifier qu’il y a actuellement, de par le pays, des centaines de personnes mentalement dérangés, dont les souffrances et l’invalidité se prolongent parce que leur folie n’a pas été décelée, ou souvent pas bien soignée. Et c’est dommage qu’au Mali, le Pr Coumaré, psychiatre à l’hôpital du Point G, soit le seul spécialiste en la matière.

Concernant ces malades mentaux, leur seule prise en charge relève de l’appui familial. Aussi, il n’y a pas de fortes chances que les victimes réintègrent la société. Il est aussi possible de prévenir la folie et pour cela, il leur faut de la distraction, du repos en cas de fatigue, la récupération de l’énergie physique.

La santé mentale doit être l’affaire de tous, et personne n’est susceptible d’y échapper : on ne naît pas avec, mais on le devient. Cette maladie peut surprendre certaines personnes, suite à une intense consommation de drogue. Et bon nombre de jeunes -garçons et filles- en ont été piégés, qui ont développé des crises de folie en devenant plus agressifs. Dans ces cas, leur vie est en danger, parce qu’ils ont peu de chance de guérir.

Pour la prise en charge des malades mentaux, les spécialistes doivent être nombreux et adopter une approche active, performante en vue d’intervenir avec succès.
Il est du devoir de l’Etat de penser davantage à des malades mentaux, tout comme à ceux du Sida, afin qu’ils puissent réintégrer leur place dans la société.

Mariétou KONATE

29 novembre 2007.