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Les Coptes de Minya en Haute-Egypte retiennent leur colère, deux semaines après la destruction de plusieurs églises par des islamistes rendus furieux par la répression sanglante au Caire de manifestations des partisans du président Mohamed Morsi destitué par l’armée.Mais en dépit de la tension palpable dans cette ville située à 250 km au sud de la capitale et toujours désertée par la police, point d’appels à la vengeance, pas même de discours enflammés. Selon Human Rights Watch, plus de 40 églises ont été attaquées en Égypte après le début le 14 août de la répression sanglante par l’armée et la police des manifestations réclamant le retour au pouvoir de M. Morsi, renversé et arrêté par l’armée le 3 juillet. Les Coptes, qui représentent quelque 10 des 80 millions d’Egyptiens, avaient déjà subi des violences dans l’histoire récente, mais jamais de campagne aussi systématique.Les islamistes les accusent de soutenir les opérations des militaires pour écarter les Frères musulmans du pouvoir. Le patriarche copte orthodoxe Tawadros II s’est ainsi affiché au côté du chef de l’armée, le général Abdel Fatah al-Sissi, le nouvel homme fort du pays, le jour où ce dernier annonçait la destitution de M. Morsi.Le centre de Minya est un enchevêtrement de commerces portant des noms chrétiens ou musulmans et les églises se mêlent aux mosquées, parfois à seulement quelques dizaines de mètres les unes des autres. AFP.