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Les « concertations nationales » qui doivent s’ouvrir mercredi pour régler la crise sociale, politique et militaire en RDC semblent mal s’engager en l’absence quasi certaine de l’opposition, qui devrait boycotter ces assises.Le président Joseph Kabila, réélu en 2011 à l’issue d’un scrutin contesté, avait initialement promis ces concertations pour le début de l’année 2013. Fin juin, il a signé une ordonnance précisant qu’elles porteraient sur la gouvernance, l’économie, le désarmement des groupes armés, les conflits communautaires et la décentralisation. En juillet, près de 80 partis d’opposition avaient estimé que la forme retenue pour les assises ne correspondait pas à la recommandation de l’ONU d’organiser « un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises ». L’opposition demande que Mary Robinson, envoyée spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs, soit le « témoin » des concertations, et que le chef de l’Etat du Congo voisin, Denis Sassou Nguesso, en soit le « facilitateur ». Celui-ci avait dit en juillet être « disponible » pour assurer cette médiation. Alors que la majorité de la population vit dans un dénuement extrême et que l’Etat peine à imposer son autorité sur l’ensemble du territoire, face à de nombreux groupes armés, l’opposition souhaite que les discussions débordent du champ fixé par M. Kabila, dont la récusation du président de la Céni, l’abbé Appolinaire Malu-Malu, jugé proche de M. Kabila. AFP.