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Table rase à la CCIM : les Commerçants détaillants ont battu le pavé

Leur marche avait pour objectif, de manifester leur mécontentement quant à l’injustice dont a été victime la Chambre Consulaire et d’Industrie du Mali, avec la dissolution de son bureau au profit d’un autre.

Les marcheurs composés des membres consulaires de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, la coordination des Associations et Groupement des Commerçants Détaillants de marchés et quartiers des six communes du District de Bamako et des régions de Kayes, Koulikoro et Ségou, le Collectif des marchés du District de Bamako, les Commerçants Détaillants du Boulevard du Peuple et la Fédération Nationale des Syndicats et Conducteurs Routiers du Mali. Tous membres de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, ont au cours de leur marche condamné l’injustice dont la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali a été victime.

Des slogans comme : « Nous demandons la démission du ministre», «Non à la violation des textes régissant la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali par le ministre de tutelle manipulé par certains opérateurs économiques», «Non aux actions partisanes du ministre du commerce et d’industrie contre la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali» , « Le commerce de détail, socle du secteur privé et moteur de la croissance économique», « Les commerçants détaillants d’aujourd’hui sont les imports-exports de demain, « Le projet d’appui aux commerçants détaillants , outil de développement socio-économique et de réduction de la pauvreté», «Commerçants détaillants de tout bord, unissons-nous pour sauver le Mali », «La coordination des associations et groupements des commerçants et la fédération des centres de gestion agréée du Mali, premières faitières du genre au service des commerçants détaillants», «Les taxes des occupants des alentours de l’Assemblée Nationale contribuent aussi au développement des communes», qu’on pouvait lire sur les pancartes, étaient scandés par les manifestants au cours de la marche.

Ils ont exigé sans délai le rétablissement de l’Assemblée Consulaire du Bureau de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali conformément à l’avis de la cour suprême, et rejeté toute nomination à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali. Ensuite ils ont dénoncé l’immixtion des pouvoirs publics dans les affaires du secteur privé, et ont réclamé l’unité et la cohésion des opérateurs économiques tout secteur confondu, dans la même déclaration. Les marcheurs ont aussi sollicité à l’endroit des plus hautes autorités du pays l’appui constant au secteur privé à travers un partenariat gagnant-gagnant et ont promis d’user de tous les moyens légaux (y compris la cessation de toutes leurs activités) pour défendre les acquis du secteur privé.

Drissa Keita, Stagiaire


Nomination des membres du collège transitoire à la CCIM : les détaillants exigent le départ du ministre Ampé

Des détaillants dont le nombre est sujet à caution, parce qu’estimé différemment par les marcheurs et les témoins de la marche, étaient dans la rue pour exprimer leur noire colère contre le ministre du Commerce qui vient de nommer les membres du collège transitoire de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali. Pour laver l’affront à eux infliger, les commerçants toutes catégories socio- professionnelles en tout cas, tous ceux qui ont un lien professionnel avec la CCIM qui, selon eux n’est pas un service rattaché au ministère, exigent désormais la démission du ministre Ampé.

Aux yeux des marcheurs et à la lecture de leur déclaration lue au siège de l’institution et remise au secrétaire général, cette décision n’est pas conforme aux textes qui régissent ladite institution. Les marcheurs exigent le rétablissement de l’assemblée consulaire et du bureau de la chambre conformément à l’avis de la Cour Suprême ; dénoncent avec fermeté l’immixtion des pouvoirs publics dans les affaires du secteur privé. Parviendront –ils à leur fin lorsqu’on regarde de près l’ampleur des exigences à savoir : la démission du ministre du Commerce et le rétablissement de l’assemblée consulaire et du bureau de la chambre ? Attendons la suite.

Sory de Moti

Source: La Nouvelle Patrie du 13 Novembre 2012