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Les combats se poursuivaient mardi au nord de Goma, dans l’est de la RDC, entre les rebelles du M23 et l’armée régulière alors que les Nations unies ont prévenu qu’elles interviendraient en cas de menace sur la ville. Selon le porte-parole sur place de l’armée gouvernementale, le colonel Olivier Hamuli, les combats se déroulent « assez bien » et sur « plusieurs fronts ». L’officier a affirmé à des journalistes sur place que le but des FARDC (armée régulière) était « d’anéantir le M23 ». Lundi midi, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mendé, avait assuré à la presse que l’armée avait « infligé de très lourdes pertes » aux rebelles. Selon lui, 120 rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) et 10 soldats avaient été tués. Aucun bilan n’a pu être obtenu auprès du M23 ni de sources indépendantes. Les Nations unies, qui ont une forte présence militaire à Goma, la capitale du Nord-Kivu, ont annoncé au cours de la nuit à New York que les casques bleus étaient en « état d’alerte ». Les rebelles et le gouvernement congolais se rejettent l’initiative des nouveaux combats, les premiers affrontements sérieux depuis neuf mois, quand le M23 avait enfoncé l’armée congolaise pour occuper Goma. En mars dernier, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé de mettre en place dans cette ville une brigade d’intervention à qui il a donné le mandat de neutraliser et de désarmer les groupes armés opérant dans l’est de la RDC. Cette brigade est constituée au deux tiers et il était prévu qu’elle commence a opérer dans les prochaines semaines. AFP.