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La justice algérienne a ordonné le 13 mai « l’arrêt du mouvement de grève » entamé par les cheminots qui exigent des revendications de salaire. Le mot d’ordre de grève lancé par les sections syndicales dissidentes de la fédération des cheminots (UGTA) a paralysé plus de 50% du réseau national, et au cinquième jour de ce mouvement, il n’y a pas de solution en vue.Entre cet appel solennel et l’injonction judiciaire, les cheminots mécontents (environ la moitié des 20 000 salariés) ont choisi de poursuivre la grève. Ils exigent une augmentation, d’au moins 20% de leur salaire, avec effet rétroactif à janvier. S’il n’y a pas d’opposition de principe à une hausse salariale, la direction de l’entreprise souligne toutefois, que l’entreprise n’a pas les moyens de payer des rappels.Ce blocage se traduit par une paralysie d’environ 50% du trafic, laquelle se répercute négativement sur le transport des voyageurs et du fret. La grève entre dans son cinquième jour, et il n’est pas exclu que les cheminots soient réquisitionnés pour empêcher une paralysie totale du réseau ferroviaire.RFI.FR.