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Mme Maïga Sina Damba, ministre CNID ou de la Cafo ?

On ne sait plus de quel bord est issue Mme Maïga Sina Damba, la ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille. Bien qu’elle ait battu campagne à Nara au nom du CNID lors des législatives où elle a tenu la dragée haute à Dioncounda Traoré, d’aucuns la présentent comme la représentante de la CAFO au sein du gouvernement.

En tout cas Me Tall, le président du parti du soleil couchant continue de se bomber la poitrine en assurant que le CNID a deux ministres au gouvernement, l’autre étant N’Diaye Bah, le ministre de l’artisanat et du tourisme. Militante de la CAFO en même temps que membre du directoire du Faso tchi ton, il revient à cette femme de nous dire quelle couleur prend le caméléon selon le milieu ambiant.
A défaut, il est du devoir d’ATT de montrer la branche sur laquelle il est assis, quitte à frustrer l’un ou l’autre camp.

L’hydre intégriste à nos portes ?

S’il y a un homme qui fait actuellement l’actualité, c’est bien Modibo Sangaré, le président de l’UNPR. Il s’agite dans tous les sens, tire à boulets rouges sur le pouvoir, fait trembler toute la République. Le présidentiable raté (il avait pourtant sa caution) mène une croisade tous azimuts contre le projet de loi d’abolition de la peine de mort. Pour certains, c’est un danger pour la démocratie. Pour d’autres, c’est un intégriste musulman qui risque d’introduire au Mali le péril islamiste. Modibo lui-même ne s’en cache pas, lui qui a réclamé récemment l’instauration d’une République islamique.

Les pères fondateurs de la IIIe République avaient pourtant mis des garde-fous en interdisant pendant la conférence nationale souveraine la création de partis religieux. D’une certaine manière, le président de l’UNPR est en train de braver cet interdit en agissant sous le couvert d’un parti légalisé et d’obédience démocratique. Il sait comment on peut habilement contourner la Constitution. Mais doit-on interdire un parti politique pour des raisons idéologiques et de surcroît recouvert du manteau de la légalité ?

En Allemagne, il y a toujours les néo-nazis nostalgiques de Hitler ; en Russie, le parti communiste qui a une grande audience se réclame de Staline et évoque la grandeur de l’empire des tsars. Il ne faut pas qu’on joue à se faire peur : le projet de Modibo est voué à l’échec car il est désespérément seul. Sinon avec le voisin algérien et le GSPC qui se baladent allègrement dans le nord, il y a longtemps que le péril intégriste frappe à nos portes.