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Ils ne se bousculent pas pour le moment pour déposer leur dossier de candidature au Palais de la Cour constitutionnelle. Parmi les nombreux prétendants à l’élection présidentielle du 28 juillet 2013, certains ont des difficultés pour se faire parrainer. Les honorables députés proposent leurs signatures au plus offrant des candidats pour 10 millions de nos francs. Le juge constitutionnel chargé de la gestion du contentieux électoral attend nos candidats jusqu’au 27 juin prochain avant de proclamer, au cours d’une audience attendue probablement les 3 ou 4 juillet, la liste définitive de ceux qui vont briguer le suffrage des Maliens lors du scrutin du 28 juillet.

Pour voir clair dans les préparatifs des dossiers de candidature à la présidentielle à venir, nous avons fait hier un tour au palais de la Cour constitutionnelle. C’est à compter du « décret du 27 mai 2013 portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale… », que s’est ouverte la période du dépôt des candidatures.

On ne se bouscule pas pour le moment aux portes de la Cour, mais il semble que les ténors de la classe politique ont déjà fait parvenir leurs dossiers de candidature. Selon les bruits qui proviennent des états-majors politiques, la question du parrainage est un véritable casse-tête. Comment arriver à recueillir la signature de dix députés ou celle de cinq conseillers communaux par région ? Les aspirants à la plus haute charge de l’Etat font des pieds et des mains pour y parvenir.

Non sans peine pour la pluapart d’entre eux. On sait que Choguel Maïga du MPR a dû chercher des signatures complémentaires chez les députés de l’URD. Idem pour Soumana Sako de la CNAS Faso Hèrè et Housseini Amion Guindo des PUR. D’autres ténors comme Modibo Sidibé, Tiébilé Dramé doivent aussi recourir à cet « emprunt de signatures« , moyennant espèces sonnantes et trébuchantes. Dans tous les cas, il semble que les députés vendent leur caution à 10 millions de nos francs. Histoire de se donner les moyens de préparer les législatives, prévues pour juste après la présidentielle. Il faut tout de même noter que certains candidats potentiels ont opté pour le parrainage par les conseillers (cinq conseillers communaux par région). Tel est le cas du jeune Moussa Mara de YELEMA.

« Ne me demandez surtout pas de vous dire qui et qui ont déjà déposé leurs candidatures. La loi ne nous autorise pas à en parler. Il y a une audience solennelle prévue pour rendre publique la liste des candidats « , nous a confié le Secrétaire général de la Cour Constitutionnelle, Ba Aly Ba. Cette audience aura lieu probablement le 30 juin prochain. Il s’agit, a-t-il expliqué, d’une publication de la liste provisoire des candidats retenus. Il est alors accordé un délai de 24 heures aux candidats pour faire parvenir leurs réclamations. C’est après cela que dans un arrêt, au cours d’une seconde audience solennelle, les 9 sages de la haute juridiction constitutionnelle publieront, vers le 3 ou le 4 juillet (dans tous les cas, avant le début de la campagne électorale prévue pour le 7 juillet 2013) « la liste définitive des candidats retenus à l’élection présidentielle du 28 juillet 2013 » .

Et le Secrétaire général de rappeler que dans un récent communiqué de la Cour, le président de l’institution rappelait aux candidats les dispositions des articles 146, 147 et 148 de la loi électorale en des termes clairs. « La déclaration de candidature est faite à titre personnel à partir de la publication du décret convoquant les électeurs au plus tard le trentième jour précédant le scrutin et adressée au président de la Cour Constitutionnelle qui en délivre récépissé… « . Trente jours précédant le 28 juillet nous amène à la clôture du dépôt des candidatures le jeudi 27 juin prochain à zéro heure. Les prétendants au bail du Palais de Koulouba ont donc cette semaine et une partie de la semaine prochaine pour faire enregistrer leur volonté de compétir lors du scrutin présidentiel. Que le meilleur l’emporte pour le Mali !

Bruno D SEGBEDJI

20 Juin 2013.