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Depuis l’annonce de la date indicative pour la tenue de l’élection présidentielle de 2013, le Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA/PASJ) est à la recherche de l’oiseau rare qui portera ses couleurs.
Faute d’un homme de consensus dans leur rang, de la carrure du Pr Dioncounda Traoré, les Rouge et Blanc vont avoir un sérieux souci pour choisir leur candidat. D’autant que le Secrétariat permanent du parti a décidé que le candidat du parti sortirait de ses rangs. Depuis, les candidatures fusent de tous côtés. Quand on sait que chaque consultation électorale donne lieu à un départ de militants, cette année, les Abeilles auront encore du mal à éviter des déchirures. On se rappelle que même le choix consensuel du Pr Dioncounda Traoré à l’élection présidentielle avortée du 29 avril dernier avait déjà fait déserter certains ruchers. Du coup, beaucoup se demandent aujourd’hui qui pourrait être le candidat de consensus en son absence, vues les nombreuses intentions de candidatures annoncées.

Ayant échoué au PDES, Ahmed Sow veut créer son parti

Le désormais ancien Président du PDES, Ahmed Sow, veut créer sa propre formation politique. Il a déjà pris quartier dans la zone de Sotuba, où il reçoit ses hommes. Depuis quelques mois, l’ancien ministre de l’Energie et de l’Eau d’ATT a investi le terrain pour planter les graines de son parti politique. Mis à part les régions du Nord, qui échappaient au contrôle de l’Etat malien, selon des sources proches de son entourage, il a déjà sillonné l’ensemble des régions du Sud, de l’Ouest et du Nord-Est du Mali pour implanter son parti. Selon nos sources, la base de ce parti serait l’Association qui porte son nom (Association des Amis d’Ahmed Sow) et qu’il avait créée pour soutenir sa candidature en 2012. Comme alibi, son entourage évoque qu’il a vu qu’il ne pouvait pas faire chemin avec le PDES, car, selon lui, au sein de l’ancien mouvement présidentiel, on fait la politique pour des postes, en d’autres termes la politique alimentaire. Toute chose qu’il désapprouve totalement.

Au PDES, c’est le sauve qui peut

Depuis la chute d’ATT, ses héritiers sont devenus inaudibles. A telle enseigne qu’on ne sait plus si le PDES existe encore vraiment. L’ancien parti présidentiel donne l’impression d’un «sauve qui peut» général. Celui qui avait gracieusement offert son immeuble pour servir de siège au parti l’a repris et transformé en hôtel. Le PDES va-t-il donner raison à ceux qui pensaient, depuis sa création, que c’était simplement un GIE politique? En effet, beaucoup d’observateurs de la scène politique avaient prédit qu’il ferait long feu après le départ d’ATT du pouvoir. C’est par peur de cette situation que certains cadres avaient tenté de convaincre ATT de rempiler pour un 3e mandat. Les responsables du parti des orphelins politiques d’ATT et de Lobbo sont désormais beaucoup plus actifs au sein du FDR que dans leur propre formation.

Modibo Sidibé s’apprête à se jeter dans le marigot politique

C’est presque sûr maintenant, l’ancien Premier ministre, Modibo Sidibé, s’apprête à se jeter dans le marigot politique malien. Ses amis sont en train de s’organiser pour le lancement de la formation politique qui va soutenir sa candidature lors de la prochaine élection présidentielle, que le gouvernement de transition souhaite organiser en juillet prochain. Selon des sources dignes de foi, n’eût été l’état d’urgence décrété par le Président de la République par intérim, le Front des alternatives pour le renouveau et l’émergence (FARE), le nom de la future formation politique du fils du Capitaine Sidibé, serait déjà lancé. Dans son entourage, on susurre qu’on veut faire de ce lancement une grande fête populaire. Le nouveau parti réunira l’ensemble de ses clubs et associations qui soutenaient sa candidature à la présidentielle d’avril dernier. Outre ces groupuscules, nos sources indiquent également que beaucoup d’autres cadres de partis politiques sont prêts à faire chemin avec le frère cadet de feu Mandé Sidibé.

Présidentielle 2013: et si les jeunes leaders se rassemblaient?

Qu’on le veuille ou non, le Mali est à un tournant générationnel. Ce changement ne peut réaliser que si les jeunes leaders politiques de notre pays acceptent de s’assumer et de renoncer chacun à leur ego, pour constituer une véritable force de changement. C’est seulement comme cela qu’ils pourront barrer la route aux vieux politiciens, déjà usés par l’âge.

A partir du moment où chacun de ces candidats prône la promotion des jeunes, il importe que les jeunes se rassemblent pour prendre en main eux-mêmes leur sort. La jeune génération de la classe politique malienne se doit d’impulser ce nouveau vent du changement. Les Poulo, Moussa Mara, Madani Amadou Tall, Amadou Goïta, Dr Madou Diallo et bien d’autres sont donc fortement interpellés.

Rassemblées par Youssouf Diallo

22 Septembre du 21 Février 2013