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La lutte pour le pouvoir divise. Cette phrase peut résumer à elle seule la position des Islamistes en Commune V de Bamako. Hier unis comme un seul homme dans le combat contre l’adoption du Code de la famille en 2009 et son adoption après relecture en 2011, les religieux ont étalé leurs divergences sur la place publique à la faveur des élections législatives, dont le premier tour est prévu pour ce dimanche 24 novembre.

En Commune V de Bamako, trois groupes vont s’affronter. D’un côté, nous avons les Hamallistes, ces disciples du Chérif de Nioro du Sahel, qui soutiennent la liste RPM / ADP Maliba. De l’autre, le mouvement politico-religieux Sabati 2012, allié cette fois-ci à la liste URD – Yelema – MPR, contrairement à ce qu’avait affirmé son Président, Moussa Boubacar Bah, qui soutenait, au sortir de la présidentielle, qu’ils allaient s’investir pour offrir à IBK une majorité parlementaire.
Le 3ème front est représenté dans cette circonscription par ceux qui vont soutenir Mohamed Kimbiri, non moins porte-parole du Haut Conseil Islamique du Mali, désormais candidat sur la liste Adema / CNID-FYT. Lequel de ces fronts va l’emporter? En attendant, cette guerre à distance que se livrent certains islamistes prouve, si besoin en était, la nécessité de leur rappeler qu’ils devraient se tenir hors du champ politique institutionnel.

Odeur de pots de vin pour le recrutement des délégués dans les commissions communales de la CENI

La corruption a encore de beaux jours devant elle dans notre pays. Ce mal, qui est devenu une gymnastique nationale, touche tous les secteurs de la vie socioprofessionnelle de notre pays, avec des pratiques qui crèvent les yeux, dans l’impunité totale. Même les structures de contrôle ne font pas exception à la règle. C’est le cas dans les démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Selon plusieurs témoignages, des membres des commissions communales de cette CENI dans le District de Bamako se livreraient à des pratiques qui n’honorent guère cette structure, censée être neutre dans le processus électoral. En effet, pour le recrutement des délégués de la CENI pour les législatives du 24 novembre, des membres véreux et sans états d’âme pour les jeunes chômeurs, qui se bousculent pour ces postes, réclament des pots de vin. Des délégués seraient recrutés moyennant le remboursement à ces membres d’une partie du per diem qui leur est payé pour la supervision des élections. Les responsables nationaux de la CENI sont donc interpellés.

Le Lieutenant Christophe recherché

Le bras droit du chef de l’ex junte militaire, le Lieutenant Christophe, est activement recherché par la Brigade de recherches de la Gendarmerie. Depuis la fin de la période de vaches grasses pour le chef des putschistes du 22 mars dernier, le Général Amadou Aya est en train de perdre toutes ses amitiés. Mêmes ses plus proches collaborateurs l’ont abandonné. Certains se sont évaporés dans la nature. C’est le cas du Lieutenant Christophe, introuvable depuis un certain temps.

Campagne pour les législatives: Ben Hacko fait le plein à Faladiè

Dans le cadre des campagnes pour les législatives de 2013 en Commune VI, l’Alliance UMPC – ADP Maliba était en meeting le dimanche 17 novembre dernier à Faladiè, sous la houlette du jeune candidat Mohamed Ben Hacko. Au cours de ce meeting, les populations de Faladiè sont sorties massivement pour soutenir Ben Hacko et ses alliés. Cette forte mobilisation est le signe de leur attachement à cette alliance conduite par l’un des leurs. Ce grand rassemblement a aussi enregistré la présence des partis politiques qui ont décidé de soutenir cette alliance et de la Présidente de l’association la Voix du peuple, sous les couleurs de laquelle Ben Hacko est en alliance avec le 4ème adjoint au maire de la commune VI, Adama Doumbia de l’UMPC, et Cheick Hamala Bah d’ADP Maliba. Au cours de ce meeting, Ben a rappelé les missions du député et pris l’engagement, s’il est élu, de remplir fidèlement celles-ci.

L’alliance ADEMA – MPR – URD affole les compteurs à Dianeguela

L’alliance ADEMA – MPR – URD a réussi une forte mobilisation en fin d’après-midi du 18 novembre dernier dans le quartier populaire de Dianeguela en Commune VI. Avec les chefs de quartier en tête, les populations ont décidé d’adopter cette alliance pour les législatives du 24 novembre prochain. La preuve a été donnée par le Coordinateur des chefs de quartier, qui a martelé que cette liste est la leur. C’est pourquoi il a invité les habitants à sortir massivement pour voter pour cette alliance. Elle est conduite par Massitan Kéita de l’ADEMA, Camara Saoudatou Dembélé du MPR et Me Demba Traoré pour l’URD, porte-parole de la liste. Au cours de ce meeting, le porte-parole de l’alliance a affirmé la volonté des candidats de devenir des députés modèles pour honorer la Commune VI.

Une douzaine de partis politiques et associations acquis à l’alliance ADEMA – MPR – URD en Commune VI

L’alliance ADEMA-MPR-URD vient de bénéficier du soutien d’une douzaine de partis politiques et d’organisations de la société civile. La cérémonie de signature de cette plateforme de soutien s’est déroulée le mardi 19 novembre au siège de la Section VI ADEMA de Magnambougou. Ce sont, entre autres, la Coordination communale de la CAFO, la Coordination des chefs de quartier de la Commune VI, Ançardine, le Parti Socialiste, le PDES, le RTD, le PSP, l’UMAM, le parti FAMA. Tous ces partis et organisations ont décidé de faire l’union sacrée derrière cette candidature. Tour à tour, leurs représentants ont réaffirmé leur engagement à porter cette alliance à l’Hémicycle.

Désignation des délégués CENI : quand Sikasso empiète sur Nièna

Décidemment, les élections dans notre pays sont en train de devenir un véritable business. Certains responsables électoraux n’hésitent plus à marcher sur les règles pour jouer au népotisme. Malheureusement, c’est le Kénédougou qui est en train de ternir son image par cette pratique malsaine. En effet, dans le choix des délégués de la Commission électorale indépendante (CENI) pour 50 bureaux de vote de la Commune rurale de Nièna, le Cercle de Sikasso en train d’empiéter sur le Ganadougou.

Pour le choix de ces délégués, Sikasso en a seulement attribué 30 à Nièna, les 20 autres viendront du Cercle. Toute chose qui contraire aux textes en la matière. Dans les normes, c’est la Commune électorale de Nièna qui doit choisir ses délégués dans les bureaux de vote et non Sikasso. Selon nos sources, c’est le Coordinateur régional de la CENI à Sikasso, Moussa Kadio, en complicité avec Tidiane Nimaga, Président de la Commission communale de Sikasso, qui serait à la base de cette violation de procédures.

Rassemblées par Yaya Samaké et Youssouf Diallo

22 Septembre du 21 Novembre 2013