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OUAGADOUGOU: Le Colonel déserteur Hassan Ag Mehdi interpellé

Le Colonel déserteur de la Gendarmerie, et ancien Haut fonctionnaire au ministère délégué chargé du Développement Intégré de l’Office du Niger, Hassan Ag Mehdi, a été interpellé en fin de semaine dernière par les autorités burkinabé. Motif: «Jimmy le rebelle» a accordé une interview à nos confrères du Burkina Faso. Interview dans laquelle il s’est présenté comme «un cadre de la rébellion touareg qui a appelé à une partition du nord du Mali».

Une interpellation salutaire des autorités du Pays des hommes intègres, car le Colonel Hassan Ag Mehdi est un homme qu’il faut surveiller comme du lait sur le feu. Adepte des déclarations pompeuses et avide d’argent, il ne manque aucune occasion pour se faire une place au soleil. Et surtout s’en mettre plein les poches. Pour tromper la vigilance des Maliens, il nous affirmait, le 20 octobre 2011, «depuis l’intégration jusqu’à nos jours, aucun élément n’a déserté.

Nous avons eu beaucoup de problèmes. Plusieurs sont partis, pour ensuite revenir. Pour quelle raison nous partirions aujourd’hui? Nous n’avons aucun autre pays, aucune autre terre. Nous sommes des Maliens et nous le resterons. Nous défendrons ce pays jusqu’à la dernière goutte de notre sang».

Toujours lors de cet entretien qu’il nous avait accordé, il avait soutenu «les cadres de la communauté sont en plein travail pour accueillir et réinsérer les ressortissants maliens venus de Libye». Mais, ce que le Colonel déserteur n’avait pas dit, c’est qu’il se préparait activement à prendre la tangente.

Par ailleurs, dans sa dernière déclaration, envoyée à certains sites Internet, il déclare être parti avec une soixantaine de véhicules. Faux. Après avoir mis sa famille à l’abri et passé deux jours à squatter son bureau à la Cité Administrative, le Colonel Hassan Ag Mehdi s’est fait la belle avec son seul véhicule de service, un Hilux 4X4 blanc.

Il est bien loin, le temps où notre fameux Colonel lançait: «Celui qui quitte les rangs pour semer le trouble, même s’il faut l’écraser, nous le ferons». C’est lui qu’il faudra désormais «écraser», car il a quitté les rangs… et est devenu un apatride.

A suivre.

13 Février 2012