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SAHARA Occidental : Prêt pour le 4ème round des négociations ?

Du 11 au 13 mars prochain, le Maroc et le Front Polisario engageront le quatrième round des négociations directes pour trouver une issue concernant le conflit du Sahara Occidental. La rencontre, qui aura lieu à Manhassat (New York) est d’ores et déjà précédée d’une tournée de consultation en Afrique du Nord de Peter Van Walsum, médiateur de l’ONU pour le Sahara Occidental.

En prélude au quatrième cycle de négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario, sous l’égide de l’ONU, prévu du 11 au 13 mars à Manhasset, dans la banlieue de New York, M. Van Walsum a effectué, dans la première quinzaine du mois de février, une tournée de dix jours qui l’a conduit successivement à Rabat, Tindouf, Alger et Nouakchott.

Lors des trois premières sessions de discussions infructueuses, tenues au même endroit, des représentants des pays voisins – l’Algérie et la Mauritanie notamment – étaient bien présents. C’est justement pour consulter ces voisins que le médiateur spécial des nations unies a effectué le déplacement au nord du continent africain.

C’est aussi le signe manifeste, pour les nations unies, de sortir les différentes parties de ce conflit de l’enlisement en permettant aux pourparlers de la semaine prochaine de déboucher sur une solution mutuellement acceptable pour régler un problème vieux de 32 ans.

Il faut préciser que les Sahraouis réclament un référendum d’autodétermination, sous l’égide de l’ONU, dans lequel l’indépendance serait l’une des options offertes. Le Polisario, soutenu par l’Algérie, ne démord pas dans cette revendication jugée « inapplicable » par le Royaume chérifien qui propose, en contre partie, une large autonomie sous souveraineté marocaine.

En effet, Rabat a proposé, en avril 2007, un statut d’autonomie au territoire du Sahara (quelque 250.000 km2) se trouvant sous la souveraineté chérifienne depuis fin 1975, date du retrait du colonisateur espagnol.
Mohammed VI a marché sur les traces de Hassan II car trente deux ans après la « Marche verte » entreprise par son père, pour récupérer une partie de l’ex-Sahara espagnol, l’actuel Souverain du Maroc, Mohammed VI, a proposé un Plan d’autonomie des provinces du sud, dont il a souhaité, par Mohammed Abdelaziz, chef historique du Polisario, la conduite à l’intérieur.

Sa Majesté Mohammed VI, roi du Maroc, vient de le prouver en rendant public le Plan d’autonomie des Provinces du sud, qu’il a voulu dans son cœur et dans son âme, et pour l’élaboration duquel il a été d’une attention particulière. La perspicacité du souverain chérifien a même été à ce point sublime qu’il a proposé à Mohammed Abdelaziz, chef historique du Polisario, d’en assurer la conduite à l’intérieur des régions concernées. Mais si l’initiative marocaine a obtenu l’adhésion de la majeure partie de la communauté internationale, avec en tête les Etats-Unis d’Amérique, le Japon, l’Union européenne, les pays arabes et la quasi-totalité du continent africain, il n’en fut pas de même pour le mouvement séparatiste et son leader.

Le 17 février dernier, à l’occasion du 19ème anniversaire de la création de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), le Roi Mohammed VI avait appelé à consolider l’action de l’Union et à « lever les écueils » qui entravent son évolution car l’UMA a constamment achoppé sur la tension entre le Maroc et l’Algérie sur fond de la crise du Sahara.

La tournée du médiateur onusien est donc très stratégique dans la résolution de ce conflit car la solution ne viendrait pas que du Maroc et du Polisario. Il faut que tous les pays de l’UMA s’y emploient. Rappelons que cette organisation panarabe, créé le 17 février 1989, désigne l’union politique formée par les cinq pays du grand Maghreb, à savoir l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, la Libye ainsi que la Mauritanie. Le siège de l’UMA est actuellement à Rabat.

La semaine dernière, le gouvernement marocain avait exprimé son souhait de voir le quatrième round de négociations sur le Sahara aboutir à « une véritable avancée ». Cela reste souhaitable pour la stabilité du Maghreb plus que jamais menacé par des réseaux terroristes aux ramifications internationales prouvées.

PRIMAIRES AMERICAINES:McCain passe, Obama et Hillary au coude à coude

En décrochant le ticket de l’investiture républicaine à l’âge de 71 ans, John McCain peut alors jubiler, en attendant de connaître son adversaire démocrate dans la course présidentielle américaine. En effet, entre Barack Obama et Hillary Clinton les jeux sont serrés et il faudra attendre la fin des primaires pour savoir qui pourrait l’emporter.

Le sénateur de l’Arizona, McCain a fait le break mardi dernier, obligeant du coup son adversaire Mike Huckerbie à jeter l’éponge. Mieux, McCain bénéficie désormais du soutien de son rival car le camp républicain devra désormais faire bloc pour affronter les redoutables démocrates objet de toutes les attentions dans ces primaires. Ce qui donne à McCain la possibilité de bénéficier du vote des conservateurs restés fidèles à Huckerbie. Par contre, chez les démocrates c’est encore le tiraillement dans le cadre de ces primaires qui ont révélé Barack Obama au grand public aux Etats-Unis et dans le monde entier.

Restant sur une série de 11 victoires consécutives, Obama devançait Hillary Clinton de 150 délégués avant la confrontation de mardi dernier qui a permis à l’ancienne première dame des Etats-Unis de revenir dans la course. En effet, ce jour-là, les bureaux de vote ont été ouverts dans quatre états: Texas, Ohio, Rhodes Island et Vermont. Le nombre de délégués en jeu est respectivement pour chacun des états : 193, 141, 21 et 15.

Hillary avait raison de précéder son adversaire au Texas pour miner le terrain car elle savait qu’à partir de ce pays ça passe ou ça casse. Et bien, c’est vraiment passé car la course reste totalement relancée suite aux victoires enclenchées par Hillary Rodham Clinton dans les deux Etats-clés de l’Ohio et du Texas, mais aussi à Rhodes Island, alors que Barack Obama n’a remporté que la primaire du Vermont.

Au sortir de ce « super-mardi », il ne restera que 611 délégués à désigner par les démocrates pour le reste du processus. Hillary Clinton et Barack Obama ont désormais les yeux tournés vers la primaire du prochain Etat-clé, la Pennsylvanie, avec 158 délégués en jeu, le 22 avril. Auparavant, les électeurs auront désigné 12 délégués dans le Wyoming dès samedi, et 33 au Mississippi le 9 mars.

Barack Obama, qui faisait délirer les foules à travers des discours de près d’une heure d’horloge, a semblé plus calme et sobre, essayant même de minimiser la soirée victorieuse de sa rivale. Il a rassuré ses partisans en ces termes : « Quels que soient les résultats de mardi, nous continuons d’avoir pratiquement la même avance en nombre de délégués que celle que nous avions ce matin, et nous allons gagner cette investiture« , a-t-il lancé à ses partisans à San Antonio (Texas).

Selon un décompte de l’Associated Press, le sénateur noir de l’Illinois dispose pour l’heure de 1.466 délégués, super délégués compris, tandis que Mme Clinton est assurée de 1.376 délégués. Il faut 2.025 délégués pour obtenir l’investiture du parti de l’âne lors de la convention démocrate de Denver, en août prochain.

Tous les deux candidats démocrates ont appelé John McCain pour le féliciter. Ce dernier en est à son quatrième mandat et a dépassé le seuil des 1.191 délégués requis pour s’assurer l’investiture du parti de l’éléphant en raflant les délégués en jeu dans les primaires et « caucus » de mardi.

MORT DE KATOUCHA NIANE: La police privilégie la piste de l’assassinat

La mort de Katoucha Niane, dont le corps a été repêché le 28 février dernier dans la Seine, semble prendre une nouvelle tournure. Des informations distillées hier font état d’une probabilité d’assassinat.

Ainsi, le site nettali.com qui donne l’information met en avant des sources proches de la famille du Top model qui soutiennent que la Police judiciaire de Paris a hérité de la totalité du dossier en privilégiant la piste, de l’assassinat. Plusieurs indices militent selon les enquêteurs, pour cette piste qui font que la famille a porté plainte contre X.

Ces mêmes sources familiales du mannequin indiquent que la Police judiciaire a, d’ailleurs, été saisie d’une plainte contre X avec constitution d’avocat. Plainte déposée après connaissance de certains éléments de l’enquête de la police judiciaire par la famille de Katoucha Niane. La police est déjà sur une piste sérieuse, souligne-t-on.

En effet, c’est un faisceau d’indices qui a amené la police française à privilégier la piste de l’assassinat dans la mort de l’ex-mannequin Katoucha Niane. Les enquêteurs ont confié à la famille que si Katoucha était victime d’un accident, elle serait très probablement tombée avec son sac à main. Or, celui-ci a été retrouvé au bord de la Seine, près de la péniche qui servait à la victime de lieu de résidence à Paris.

De plus, le corps a été retrouvé en amont du fleuve, alors qu’il devait dériver en aval, suivant les courants fluviaux et du temps mis dans l’eau. Les enquêteurs pensent, en outre, que le corps a été jeté au fleuve après un enlèvement de trois-quatre jours.

De même, la péniche était fermée alors que Katoucha aurait sans doute frappé à l’entrée sans réponse. «Il existe des soupçons sérieux sur une connaissance du mannequin», précise notre source. Pourtant, selon les premiers résultats de l’autopsie, celle qui était surnommée «la princesse peule» est morte noyée, par «submersion rapide sans trace de violence».

Disparue dans la nuit du 1er au 2 février, l’ancienne égérie d’Yves Saint-Laurent a été retrouvée le 28 février dernier aux environs de 13 heures, dans la Seine, au niveau du pont du Garigliano, entre le XVe et le XVIe arrondissement de Paris, par un passant qui a alerté la Brigade fluviale.

Mauritanie: calendrier accéléré pour le retour des réfugiés

Une commission tripartite réunissant des représentants des gouvernements mauritanien et sénégalais et du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a fixé, mercredi dernier, un calendrier mensuel « accéléré » pour le retour au pays de réfugiés mauritaniens au Sénégal.

Selon ce programme, entre 1.500 et 2.000 réfugiés pourront rentrer en principe tous les mardis et jeudis, soit deux retours par semaine, durant tout le mois de mars.
Un premier retour « test » d’un groupe de 102 rapatriés avait été effectué le 29 janvier, mais les opérations avaient été figées, dans l’attente de la réunion tripartite finalement tenue mercredi dernier, après un report.

Plusieurs milliers de Négro Mauritaniens, vivant essentiellement dans le sud de la Mauritanie, avaient fui ou avaient été chassés de chez eux après des violences interethniques entre 1989 et 1991. Leur rapatriement, effectué sous l’égide du HCR, concerne dans un premier temps quelque 24.000 réfugiés vivant au Sénégal, le plus souvent avec leurs familles près de la frontière mauritanienne.

Le HCR étudie par ailleurs la possibilité de rapatrier une partie des quelque 6.000 autres réfugiés installés au Mali depuis les événements de 1989-1991.

La rencontre a permis de procéder à une évaluation de la première opération-test de rapatriement de 101 réfugiés qui s’est déroulée le 29 janvier dernier avec 4 sites d’accueil dans la région de Rosso (200 Km au Sud de Nouakchott, dans la vallée du fleuve).

Ladite rencontre s’est déroulée sous la présidence conjointe de MM. N’Diaye Kane, chargée de mission au ministère mauritanien de l’Intérieur, et Moustapha Ly, conseiller du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur du Sénégal.

Elle a été caractérisée par l’engagement de toutes les parties d’en finir avec ce dossier encombrant pour la sous-région ouest africaine.

Amadou Bamba Niang

06 mars 2008.