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Les autorités congolaises ont prévenu qu’elles disperseraient mercredi toute manifestation alors que l’opposition et des mouvements citoyens tentaient de mobiliser la population contre le calendrier électoral qui prolonge de fait de plus d’un an le pouvoir du président Joseph Kabila. Un des organisateurs de la journée de mercredi, le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) a dénoncé une « répression programmée ». A Kinshasa, la circulation est plus fluide et la plupart des écoles sont fermées, a constaté l’un de nos journalistes. Des policiers anti-émeutes sont visibles en ville. Dans l’autre grande ville du Kivu, Bukavu, boutiques, magasins, écoles, banques et transports en commun fonctionnent normalement. La télévision d’État a relayé un message du gouverneur invitant la population à vaquer à ses occupations quotidienne.La Monusco avait mardi « exhorté les autorités congolaises à respecter les libertés fondamentales »,« dont la liberté de réunion et de manifestation ».Publié le 5 novembre le calendrier électoral prévoit des élections le 23 décembre 2018.Au pouvoir depuis 2001, élu deux fois en 2006 et 2011, M. Kabila ne peut plus se présenter et son mandat a pris fin le 20 décembre 2016 selon l’actuelle Constitution. Un accord pouvoir-opposition du 31 décembre 2016 prévoyait déjà l’organisation de la présidentielle au plus tard en décembre 2017.AFP.