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Mardi dernier, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest, Saïd Djinnit, a demandé aux autorités togolaises de respecter la procédure judiciaire dans le cadre de l’enquête sur une tentative présumée de coup d’Etat contre le président Faure Gnassingbé. Depuis, les arrestations continuent. A Lomé, les autorités sont peu bavardes. Aucune liste des interpellés n’a encore été divulguée et il est même très difficile de savoir combien de personnes sont derrière les barreaux. Mais des sources dignes de foi parlent de vingt-cinq arrestations dont deux des demi-frères du président Faure. Depuis leur arrestation la semaine dernière, les deux frères du chef de l’Etat, et Essolizam, sont détenus dans un lieu gardé secret. Selon des sources concordantes, Kpatcha serait installé sous bonne garde non loin de la présidence. Un observateur de la vie politique togolaise s’étonne du fait qu’il n’y ait parmi les officiers arrêtés, aucun chef de corps, aucun commandant d’unité opérationnelle qui dispose de troupes pour mener une opération d’envergure. Les autorités préfèrent pour le moment ne donner aucune information à l’appui de leurs accusations. (Rfi)