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Plus de vingt millions d’Algériens étaient appelés aux urnes jeudi pour élire leur président parmi six candidats, dont le sortant Abdelaziz Bouteflika qui fait figure de grandissime favori mais qui souhaite pour son 3e mandat une victoire en forme de plébiscite. Un service de sécurité « adapté » a été mis en place pour surveiller les 46.577 bureaux de vote sur tout le territoire et les lieux publics « sensibles », selon le ministre de l’Intérieur Yazid Zerhouni, tandis que des barrages de police et de gendarmerie filtraient la circulation sur tous les grands axes d’Alger et des autres grandes villes. Abdelaziz Bouteflika, 72 ans, a voté en milieu de matinée dans le quartier chic d’El Biar, sur les hauteurs d’Alger, sans faire de déclaration. Au nom de la « stabilité et de la continuité » pour « Une Algérie forte et sereine« , slogan d’une campagne menée tambour battant, il a appelé à l’envi les Algériens à voter massivement, tout comme les cinq autres concurrents hantés par le niveau de l’abstention. M. Bouteflika, élu en 1999 et réélu en 2004, entend asseoir sa légitimité à l’issue de ce scrutin boycotté par l’opposition traditionnelle par un score au moins égal aux 84,99% des voix obtenues il y a cinq ans. (Afp)