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L’Erythrée ne ripostera pas à l’attaque jeudi sur son sol d’une de ses bases par les forces éthiopiennes, nous a assuré vendredi le ministre érythréen de l’Information, qualifiant de « mensonge » les accusations d’Addis Abeba selon lesquelles la base était un camp « terroriste ». Aucun bilan de cette attaque n’a été fourni, que ce soit côté éthiopien ou érythréen. Les tensions ne sont toujours pas retombées depuis la guerre très meurtrière ayant opposé entre 1998 et 2000 l’Ethiopie et l’Erythrée, qui a acquis son indépendance de la première en 1993 après 30 ans de conflit. Et le différend frontalier à l’origine de la guerre n’est toujours pas formellement réglé. Jeudi soir, Washington a appelé les deux pays à la « retenue » et Paris les a exhorté à éviter « toute escalade ».Le porte-parole du gouvernement éthiopien, Shimeles Kemal avait minimisé jeudi soir devant la presse la possibilité d’un nouveau conflit avec l’Erythrée et insisté sur la détermination d’Addis Abeba à mener des discussions pacifiques. Il a néanmoins averti que l’Ethiopie pourrait lancer d’autres attaques si l’Erythrée menaçait sa sécurité. AFP.