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Suite à un projet de privatisation du système d’adduction d’eau potable à Léré (Tombouctou), des populations ont manifesté le lundi 10 novembre. Le bilan est d’un mort et de plusieurs blessés.

Un mort, deux gendarmes, quatre gardes, le maire et ses deux adjoints blessés : c’est le bilan de la manifestation de la population à Léré en 6e région, le lundi 10 novembre 2008.

A l’origine des manifestations, un projet de privatisation du système d’adduction d’eau de la ville. Il a été lancé un appel à candidature pour la privatisation de l’adduction d’eau. La mairie a reçu plusieurs soumissions pour lesquelles l’ouverture des plis devait avoir lieu à l’hôtel de ville le lundi.

Selon les informations recueillies auprès du commandant Diarran Koné de la direction de l’information et des relations publiques de l’armée (Dirpa), le chef de village et la population, réticents et ne voulant pas entendre de privatisation, ont mis en exécution leur menace de manifester.

Les manifestants, aux dires du commandant Koné, ont saccagé la mairie et brûlé une moto. Devant l’ampleur des dégâts, le maire de la ville a réquisitionné les forces de l’ordre (garde nationale et gendarmerie) qui ont usé de tous les moyens appropriés pour calmer les esprits.

C’est dans ce tohu-bohu, à en croire le commandant, qu’un garde a reçu des coups avant d’être dépossédé de son arme. Des coups de feu ont alors été tirés. Sans donner des précisions sur l’origine des coups de feu, notre interlocuteur affirme que seules les enquêtes pourront en dire plus.

Toujours notre interlocuteur, l’information relayée sur certaines ondes internationales qui attribuent les coups de feu à l’armée, est sans fondement. « Des gardes et des gendarmes ont été blessés. Pour le moment, nous n’en savons pas plus. Ce sont les enquêtes qui vont déterminer le reste ».

Les blessés, a-t-il souligné, ont été convoyés sur Niafunké. Il a ajouté qu’en cours de chemin un des blessés a succombé.

Amadou Sidibé

Aminata Traoré

12 Novembre 2008