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Abdel Fattah al-Sissi, a-t-il annoncé mercredi à l’AFP. Arrêtée en mai, Amal Fathi, ancienne actrice et mannequin de 34 ans, a été condamnée dimanche en appel à deux ans de prison ferme pour « diffusion de fausses informations » et « incitation au renversement du régime ». Elle avait partagé sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle elle critiquait le manque d’action des autorités face au harcèlement sexuel en Egypte. « Nous demandons au président de la République sa grâce », a déclaré mercredi à l’AFP son mari Mohamed Lotfi, célèbre militant à la tête de la Commission égyptienne pour les droits et les libertés (ECRF). M. Lotfi indique avoir présenté une demande en ce sens auprès du Conseil national des droits de l’Homme, chargé de transmettre le dossier à un comité présidentiel. Il a également précisé que la condamnation de sa femme ferait l’objet d’un pourvoi en cassation. Mme Fathi a déclaré avoir été harcelée par un chauffeur de taxi puis par un surveillant de banque le même jour. Elle avait enregistré dans la foulée une vidéo dans laquelle elle exprimait son exaspération, a expliqué son époux. L’ONG Amnesty International a qualifié la condamnation de Mme Fathi de « scandaleuse injustice ». M. Lotfi craint qu’elle soit de nouveau arrêtée samedi lors de son prochain rendez-vous. « C’est d’une certaine manière une pression sur moi pour que j’arrête mon travail en faveur des droits de l’Homme », a-t-il assuré. Il a ajouté que son épouse était aussi poursuivie dans une autre affaire, notamment pour « appartenance à un groupe terroriste ». AFP