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Ce n’est pas à cause de ses beaux yeux ni à cause de son discours que l’ancien ministre de l’Energie, des Mines et de l’Eau a été maintenu dans le gouvernement, c’est pour qu’il apporte son dynamisme et son efficacité dans un autre département aussi important pour le développement du pays, celui de l’Equipement et des Transports.

C’est compte tenu de toutes les innovations et changements réalisés au département de l’Energie, des Mines et de l’Eau que Ahmed Diane Séméga a été nommé au département de l’Equipement et des Transports où il y a un plus grand besoin aujourd’hui.

LES BESOINS DE L’ENTRETIEN ROUTIER

Si la construction de nouvelles routes et la réhabilitation des routes anciennes sont généralement assurées en coopération avec les partenaires techniques et financiers du Mali entre autres la Banque Mondiale, l’Union Européenne, le Fonds Arabe, Fonds Africain, l’entretien routier, quant à lui, depuis déjà une décennie, relève de la seule responsabilité de notre pays.

Compte tenu de l’immensité du pays et de son enclavement, son développement et la compétitivité de son économie dépendent plus de l’amélioration et de l’efficacité du fonctionnement de son réseau routier. L’économie malienne dépend fortement de ses échanges extérieurs (environ 40% du PIB) et par conséquent, au fonctionnement efficace des systèmes de transports internationaux.

VERS LE DEVELOPPEMENT D’UN SECTEUR STRATEGIQUE

Le développement des échanges locaux accéléré par les fortes dispersions et disparités de peuplement et une croissance urbaine rapide, donne une importance particulière aux transports intérieurs. Le transport routier supporte l’essentiel des flux (environ 70% des échanges extérieurs et plus de 90% des échanges locaux.

Il apparaît alors important pour le gouvernement d’accorder toute son importance au développement de ce secteur très stratégique dans la lutte contre la pauvreté. Le gouvernement, compte tenu de l’importance du réseau routier dans le développement, en a fait un secteur prioritaire.

L’AUTORITE ROUTIERE

Aussi, c’est dans le souci de bien entretenir les infrastructures routières que l’Autorité Routière a été créée en août 2000. L’Autorité routière est chargée de collecter et de gérer les fonds destinés à l’entretien routier. Le camion est l’outil du transporteur, il crée sa richesse, une richesse qui n’est durable que lorsque le camion, bien entretenu, fonctionne le plus longtemps possible.

Il est clair qu’une route bien entretenue contribue à faire baisser très fortement les coûts d’exploitation des véhicules et procure à l’usager des avantages comparatifs très considérables en terme de confort et de gain de temps.

C’est pourquoi, les transporteurs et les usagers de la route, de par le monde, reconnaissent le service inestimable que la route leur rend et partout ils sont prêts à contribuer au financement de son entretien, à condition que l’argent soit dépensé pour les routes, que les travaux soient réalisés de manière efficace, que les usagers puissent exercer une influence sur les priorités.

COMMENT EN VIENT-ON AU PEAGE ET AU PESAGE?

Ainsi, l’Autorité Routière, en collaboration avec les responsables concernés du secteur, a initié les postes de péage et de pesage qui ont fait leur preuve dans beaucoup d’autres pays africains. Cette pratique est en cours dans beaucoup d’autres pays africains.

C’est au cours d’une conférence de presse au siège de l’Autorité Routière que le Directeur Général de ce service, M. Mory Kanté, Docteur en ingénieur a évoqué la prochaine opérationnalisation des postes de péage et de pesage à travers les routes nationales.

LE DIRECTEUR NATIONAL DES TRANSPORTS TERRESTRES

Lors de cette rencontre, le Directeur National des Transports Terrestres, M. Djibril Tall, a dit : “Je suis très content de cette initiative qui, sans nul doute, révolutionnera la construction et l’entretien de nos routes. Je profite pour demander aux uns et aux autres, de prendre soin de ces infrastructures qui sont avant tout notre patrimoine afin de préserver les générations à venir”.

Quant à Dr Mory Kanté, il a ajouté ceci : “Après la période de sensibilisation nous serons fermes par rapport au payement au niveau de ces postes car, le président de la République a insisté sur le payement. Seulement, les corbillards, les ambulances et les pompiers ne payeront pas”. De ce fait, les liaisons routières entretenues constituent un facteur essentiel de lutte contre la pauvreté.

L’entretien routier devient donc un devoir citoyen.

Moussa KONDO (Stagiaire)

26 novembre 2007.