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S’il y a une pratique sociétale qui freine l’épanouissement de notre administration publique c’est sans doute l’enterrement d’un parent, d’un collègue ou d’un agent de service.

A Bamako, les cérémonies funèbres qui se déroulent les jours ouvrables paralysent l’administration publique. Généralement, la permanence n’est pas assurée.

Tous les agents s’en vont soit pour assister à l’enterrement soit pour vaguer à leurs propres affaires et ne reviennent plus au bureau une fois les cérémonies terminées. Cela pose d’énormes problèmes aux usagers.

Il est temps que le Gouvernement revoit sa copie au moment où on parle de la réforme et de la modernisation de notre administration.

Cependant, il faut tirer le chapeau à nos amis catholiques qui pratiquent leurs funérailles après les heures de service ou les jours non ouvrables.

Comparaison n’est pas raison, diront les mauvaises langues. Mais soyons réalistes.

Le Sénégal, un pays à 90% musulman, a eu sa petite solution. Les Wolofs ont construit des mosquées dans les cimetières.

Plus de rassemblement au domicile du défunt pour des salamalecks qui nécessitent d’autres dépenses supplémentaires (locations de chaises, bâches).

Les parents, amis et collègues de services peuvent passer dans les jours qui suivent pour présenter leurs condoléances. Et cela pour le bon fonctionnement du service.

Alors copions le choix sénégalais.

Brin Coulibaly

31 mars 2008.