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La Journée mondiale de personnes handicapées, célébrée chaque 3 décembre, a débuté hier à la Maison de la solidarité par un point de presse. Animé par le directeur national du développement social et le directeur général adjoint de l’emploi, il était consacré à « un emploi décent pour les personnes handicapées ».

« La problématique de l’emploi, d’une façon générale et celui des personnes handicapées en particulier, constitue une préoccupation majeure pour les autorités maliennes » , a attaqué le directeur national du développement social. Selon M. Bocoum, cette préoccupation, loin d’être seulement malienne, est un véritable phénomène mondial qui mobilise les énergies des décideurs à tous les niveaux où ils se trouvent.

Pour les conférenciers, le gouvernement malien a conçu dès 2000, une politique dynamique et cohérente de l’emploi ouverte à tous notamment aux couches sensibles, dont les personnes handicapées. A en croire le DNDS, la ratification de la convention 159 du BIT et les dispositions prises au niveau du Prodess II en sont une confirmation.
Mais, compte tenu des options nouvelles en faveur de la promotion des droits de personnes handicapées, il apparaît qu’il est urgent que la politique générale de l’emploi prenne en charge l’emploi des personnes handicapées, dira-t-il.

« Beaucoup a été fait, eu égard au système de quotas qui était en vigueur, il y a quelques années, mais je dois reconnaître que beaucoup reste à faire par rapport à l’emploi des personnes handicapées » , a ajouté Alassane Bocoum pour qui l’accent doit être mis sur l’auto-emploi en facilitant aux personnes handicapées l’accès au crédit. « C’est une volonté de l’Etat, déjà des pistes sont dégagées à cet effet ».

Les débats ont permis à l’assistance de comprendre que le blocage, s’il y en a, réside chez des privés qui, le plus souvent, mettent beaucoup l’accent sur le paraître et le physique. Toutes choses qui annihilent les efforts de promotion des personnes handicapées.

Il est également apparu qu’il est impératif que les plans et programmes de développement de notre pays intègrent à tous les niveaux la dimension handicap. Aussi l’ensemble du processus de développement social de notre pays doit-il refléter l’intégration de tous les aspects de promotion des personnes handicapées dans le cadre d’un développement inclusif ce, au nom de la solidarité et de l’égalité des chances et pour la sauvegarde de la dignité humaine.

Le président de la Fédération malienne des associations des personnes handicapées (Femaph) a saisi l’occasion pour remercier les autorités maliennes pour l’immense effort consenti et les a exhortés à continuer sur la même lancée.

Idrissa Sako

04 Décembre 2007.