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L’UA a réussi à doter sa Commission, organe-clé, d’un président, une élection qui permet à l’Afrique d’effacer le catastrophique échec de janvier et d’afficher une unité retrouvée, mais devrait laisser de profondes cicatrices, estiment lundi diplomates et experts. L’élection de Mme Dlamini-Zuma est inédite à plusieurs titres. Pour la première fois, une femme accède à la présidence de la Commission, l’exécutif de l’UA, et pour la première fois le poste échoit à une grande puissance continentale, celles-ci s’abstenant jusqu’ici de postuler conformément à une loi non écrite. Enfin, autre première, la présidence de la Commission et sa vice-présidence, où a été réélu le Kényan Erastus Mwencha, sont toutes deux occupées par des anglophones. Le président en exercice de l’UA, a salué une victoire de « l’Afrique toute entière ». Un succès qui laisse un goût amer à certains. »Cette élection a créé une profonde division au sein de l’UA et ce n’était pas nécessaire », a expliqué le vice-ministre kényan des Affaires étrangères Richard Onyonka, dont le pays soutenait la candidature de M. Ping M. Onyonka, « très gêné par les méthodes et le style de l’Afrique du Sud ». AFP.