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Hassan Shehata, l’ancien attaquant international, devenu sélectionneur national des Pharaons d’Egypte en 2004 après le départ de l’Italien Marco Tardelli, a réussi à bâtir un ensemble homogène et complémentaire.

On ne l’attendait pas à une si belle place et les médias égyptiens et même étrangers n’avaient guère, avant la Coupe d’Afrique des nations (Can-2008), ménagé cette équipe et même Hassan Shehata.

Mais, l’ancien attaquant international et ex-sociétaire du Zamalek s’est opposé à bien d’autres assauts avec un autre succès.

Aujourd’hui, on peut s’apercevoir du chemin parcouru. Les jeunes se sont bonifiés aux côtés des anciens alors que ceux-ci semblent avoir retrouvé enthousiasme et fraîcheur d’action au contact des plus jeunes comme Mohamed Zidan.

Mais le plus grand mérite d’Hassan Shehata est d’avoir réussi en trois ans à reconstituer le puzzle et à bâtir une équipe homogène.

En effet, sur les 23 joueurs égyptiens, seulement six évoluent dans les clubs étrangers, et il ne s’agit nullement de joueurs essentiels.

Tous les autres viennent des clubs locaux, surtout Mohamed Abo-Treika, le milieu de terrain d’Al Alhy, et le gardien de but El Hadary.

A ces locaux au nombre de neuf, il convient d’ajouter le défenseur « qatari », Wael Gomaa, ainsi que « l’Allemand » Mohamed Zidan Hambourg pour avoir le onze type de l’entraîneur égyptien.

Venus donc de tous les coins d’Egypte, de la Belgique, du Qatar, d’Allemagne, de l’Arabie Saoudite et de l’Angleterre, ils sont parvenus en un laps de temps relativement court à retrouver leurs marques, à réussir une osmose qui s’améliore d’année en année.

Plus que le Cameroun, le Ghana et la Côte d’Ivoire, cette équipe a démontré qu’elle possédait un fond de jeu solide qui allait se bonifier au fil des rencontres.

Même lors de leur dernier match de poule à Kumasi face à la Zambie, les Pharaons ont poussé chaque fois qu’ils le désiraient.

On sentait d’ailleurs qu’ils étaient maîtres de la situation et qu’ils pouvaient à tout moment renverser la vapeur à leur bénéfice.

Mais devant une certaine agressivité de bon aloi, il faut le reconnaître, les Pharaons ont préféré assurer, gérer intelligemment le match et surtout ne pas prendre de risques inutiles.

Cette parfaite maîtrise tactique et technique est le signe qui distingue les bonnes équipes, et l’Egypte d’Hassan Shehata en est une incontestablement.

Boubacar Diakité Sarr

(envoyé spécial)

14 février 2008.