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La cour suprême du Zimbabwe a ordonné la restitution des biens et propriétés de l’Eglise anglicane que l’évêque dissident proche du pouvoir Nolbert Kunonga tente de s’approprier depuis plusieurs années, dans un arrêt rendu en appel lundi. « La cour suprême a enjoint à Kunonga de restituer toutes les propriétés et d’évacuer les lieux de culte », a indiqué Precious Shumba, porte-parole diocésain de l’Eglise anglicane pour l’Afrique centrale, voyant « la main de Dieu » dans cet arrêt. « La justice a enfin prévalu, c’est une victoire attendue depuis trop longtemps », a-t-il ajouté. L’Eglise anglicane du Zimbabwe est, à l’image du pays dirigé par un fragile gouvernement de cohabitation, en pleine confusion depuis l’entrée en dissidence de Kunonga, qui a été excommunié en 2007 et a fondé l’Eglise de la province du Zimbabwe début 2008. Il a perdu sa charge d’évêque à force notamment de s’en prendre aux homosexuels, à l’unisson du président Robert Mugabe mais contre la ligne de l’Eglise anglicane depuis 1980 qui ne veut pas de mariage ni de prêtre homosexuel, mais pas d’animosité non plus envers eux. L’évêque renégat avait obtenu en août 2011 un arrêt de la Cour suprême l’autorisant à utiliser tous les bâtiments de l’Eglise anglicane. Une décision aujourd’hui invalidée. Kunonga est le seul ecclésiastique figurant sur la liste des partisans de Mugabe interdits de séjour aux Etats-Unis depuis les sanctions édictées en 2002. Il aime à qualifier M. Mugabe, lui-même de confession catholique, de « vrai fils de Dieu ». AFP