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La Mission d’observation électorale de l’Union européenne au Mali (Moe-Ue) a procédé ce lundi 28 octobre au déploiement d’une vingtaine d’observateurs, repartis entre les 5 régions du sud du Mali.

jpg_une-2249.jpgIl s’agit d’un premier groupe de 20 personnes constituant les Observateurs à long terme (OLT). Arrivés à Bamako le 24 octobre, le groupe a été, trois jours durant, briefé sur les spécificités électorale, juridique, politique et médias des élections législatives. Ces 20 observateurs passeront deux mois au Mali dans le cadre de leur mission. A une semaine du premier tour des élections, 20 autres « observateurs à court terme » (OCT) rejoindront cette première équipe.

«Ce dispositif sera renforcé les jours de scrutin par des diplomates de l’Union européenne en poste à Bamako», indique-t-on dans un communiqué. «Nous sommes très heureux d’être de retour au Mali et de pouvoir partager cette nouvelle étape cruciale du processus de restauration démocratique avec nos amis maliens » a déclaré Mira Espinosa, la chef observateur adjointe, à la faveur d’un point de presse animé pour le départ des premiers observateurs.

Au total, la Moe Ue disposera de plus de 100 observateurs sur le terrain lors du premier et du second tour les 24 novembre et 15 décembre. Leurs zones de responsabilité couvrent environ 90% de l’électorat potentiel du pays. «La moitié de nos observateurs sont des vétérans de la Mission de l’UE mise en place pour la présidentielle. Ils connaissent le terrain et feront équipe avec d’autres observateurs expérimentés mais qui ont la chance de découvrir le Mali pour la première fois», indique le communiqué.

Depuis le 13 octobre, une équipe cadre de huit experts est basée à Bamako : la chef observateur adjointe ; quatre analystes dans les domaines électoral, juridique, politique et médias ; un analyste des données de l’observation ; une coordinatrice des observateurs et un attaché de presse. La validation des candidatures, l’établissement des listes électorales, la campagne électorale, les opérations de vote le jour du scrutin, les dépouillements, l’agrégation et la publication des résultats, le contentieux électoral, sont autant de phases qui requièrent toutes des observateurs. Et à terme, un rapport final sera rédigé deux mois après la proclamation des résultats définitifs. Ses recommandations seront soumises à l’appréciation des autorités maliennes.

Seydou Coulibaly

© AFRIBONE

Le 28 Octobre 2013