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Hier, en début d’après-midi au siège de l’Adéma, un haut responsable du Comité Exécutif nous indiquait que contrairement au 1er tour de ces législatives partielles (le 30 octobre dernier) de nombreux cas de fraudes et d’irrégularités ont été, selon lui, constaté lors du 2e tour.

Selon ce responsable, dans la commune urbaine de Sikasso, des irrégularités ont été constatées dans les centres de vote des quartiers de Wayerma I, Wayerma V et de Kaboïla I.

«Des émissaires du parti envoyés sur le terrain et accompagnés d’huissiers de justice ont constaté que des individus se trouvaient en possession de cartes qu’ils distribuaient en insistant auprès des électeurs de voter pour le candidat Rpm moyennant finance comprise entre 5000 et 10.000 F Cfa» indique-t-on au siège de l’Adéma.

Toujours selon le même responsable, cette situation a été constatée sans que les présidents n’interviennent encore moins les forces de sécurité qui n’ont pas été sollicitées pour freiner ces pratiques.

En outre, les responsables de l’Adéma précisent que dans les communes de Lobougoula et Kapolonbougou, des «individus acquis à la cause du Rpm ont procédé au bourrage des urnes dans le seul souci de réduire à tout prix l’écart écrasant du 1er tour (6 300 voix)».

Selon notre source, ces individus auraient choisi l’usage abusif de la même empreinte digitale par devant plusieurs inscrits afin de résorber le bourrage frauduleux.

Toutes ces «pratiques frauduleuses» constatées ont été dûment constatées par trois huissiers de justice commis pour la circonstance, souligne-t-on à l’Adéma. Les procès-verbaux établis ont été joints au dossier pour transmission à la Cour Constitutionnelle.

Si ces faits sont avérés et connaissant bien les sages de la Cour Constitutionnelle, on peut affirmer qu’à Sikasso les jeux sont loin d’être faits.

Le dernier mot appartiendra sans nul doute à cette institution chargée de proclamer les résultats définitifs.

Birama Fall

18 novembre 2005.