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Pour enlever le maximum de sièges à l’Assemblée nationale, les femmes candidates aux législatives de juillet prochain, ont reçu les 18 et 19 mai une formation destinée à les aider à mieux conquérir l’électorat. Organisée par le Cadre de concertation des femmes des partis politiques (CCFP) en partenariat avec le réseau Apem, le NDI et avec l’appui financier du NED, de l’ambassade du Canada et du Pnud, la session de formation a regroupé une trentaine de candidates de Bamako.

Deux jours durant, elles se sont familiarisées avec des thèmes comme la levée de fonds pour la campagne, l’élaboration des messages, les techniques d’animation, l’organisation de la campagne, le comportement face aux médias, etc.

La ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diallo Mbodji Sène a espéré que ces outils servent ses sœurs candidates à aller à la conquête de l’électorat et à améliorer ainsi le niveau de représentativité des femmes à l’Assemblée nationale.

Raphaël Ouattara, directeur résident de National Democratic Institute (NDI), principal animateur de la session, dira que l’objectif recherché est de « faire marcher la démocratie sur ses deux pieds : un pour les femmes et un autre pour les hommes. La participation des femmes à la vie publique est aujourd’hui une nécessité et non un choix ».

« A travers cette formation, a-t-il poursuivi, nous outillons les candidates pour qu’elles fassent une bonne prestation et qu’elles se retrouvent à l’AN afin de porter cette sensibilité féminine pour compléter celle des hommes ». Selon lui, le NDI organise ces genres de formations dans beaucoup de pays africains et il compte, à la longue, transférer ses compétences aux organisations de la société civile.

Porte-parole du Cadre de concertation des femmes des partis politiques, Mme Mariko Korotoumou Théra a jugé que les pesanteurs socioculturelles entravent toujours la pleine participation des femmes à la vie publique et à la prise de décision. Elle a souhaité que cette formation, qui s’étendra sur toute l’étendue du territoire, soit un facteur d’établissement de la parité hommes/femmes dans les instances de prise de décision.

Sidiki Y. Dembélé

21 mai 2007.