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Les représentants de la Communauté internationale chargés du suivi des législatives en Guinée (ONU, France, USA, UE, Cédéao) ont fait état mardi soir d’un certain nombre de « manquements » et « irrégularités » lors du scrutin du 28 septembre, dont l’opposition a réclamé l’annulation pour fraudes. Ils « recommandent » en conséquence à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de « circonscrire ces cas et d’en faire état dans le document de transmission des résultats provisoires à la Cour suprême ».
Selon une source diplomatique à Conakry, les huit circonscriptions citées par les représentants internationaux du « Comité de suivi » (Boffa, Boké, Dubréka, Gaoual, Kaloum, Lélouma, Matam et N’Zérékoré) font l’objet de contestations ou de l’opposition ou du parti au pouvoir, voire des deux camps à la fois, principalement en raison de l’absence de procès-verbaux. Les législatives du 28 septembre, repoussées à plusieurs reprises depuis trois ans faute de consensus entre pouvoir et opposition, doivent permettre de tourner la page d’une transition agitée en Guinée.Selon des résultats provisoires portant sur 36 des 38 circonscriptions, le RPG du président Condé est en tête du scrutin. Mais, selon les experts électoraux, le caractère mixte du scrutin (uninominal pour 38 députés et proportionnel au plus fort reste pour les 76 autres) empêche pour l’instant de dire si le RPG disposera ou non d’une majorité absolue au parlement. AFP.