Partager

Avec les travaux d’hercule qu’est entrain d’effectuer le candidat indépendant Moussa Mara, dans les différents quartiers, et la participation du Mouvement Citoyen dans la course à l’Assemblée Nationale, les choses se compliquent davantage pour le chatelain de Sébénikoro, Ibrahim Boubacar Kéïta, président sortant de l’Assemblée Nationale, candidat à sa propre succession aux élections législatives du 1er juillet 2007 dans la circonscription électorale de la Commune IV.

En effet, les élections se succèdent au Mali mais ne se ressemblent guère. Si en 2002, la candidature d’IBK qui était sur une liste commune avec le MPR, il faut reconnaître qu’en 2007, le RPM trouve en face de lui, dans toutes les circonscriptions électorales, le Mouvement citoyen qui est entrain de tout mettre en oeuvre afin d’avoir la majorité absolue à l’hémicycle.

Pour ceux qui ne le savent pas, IBK n’avait dû sa victoire en Commune IV qu’à la jeunesse des représentants locaux du Mouvement citoyen. Sans le soutien cette année, de cette jeunesse, Ladji Bourama ne s’est plus à quel saint se vouer. Sa propre jeunesse sur qui il comptait, apprend-on ainsi, l’aurait abandonné au profit d’un candidat indépendant, Moussa Mara qui est entrain d’effectuer des opérations de charme auprès des jeunes.

En somme, la candidature d’IBK alimente les causeries dans les grins en Commune IV, surtout dans le quartier où il réside. Certains se posent la question de savoir si IBK en face des autres candidats, aura un programme, un discours de campagne à faire passer, puisqu’il a montré ses faiblesses durant la mandature qui tire vers sa fin.

En effet, IBK, contrairement aux autres députés, n’a posé aucun acte concret pour les populations de la circonscription électorale dans laquelle il est élu. Par contre, il est entrain de faire de son poste de chef des députés, le système de “moi seul”, et jamais personne d’autre ne doit profiter. A preuve, l’escorté de Sébénikoro est ainsi perçu par ses militants comme un fantôme aux portes éternellement verrouillées. Il n’a même pas de contact avec sa base. Ce qui est à la base du désespoir, de la démobilisation de la plupart des militants en sa faveur.

Enfin, faut-il le rappeler, l’élection d’IBK en Commune IV lors des législatives de 2002 ne reflète pas du tout sa personne. Ainsi, sur 116 125 électeurs inscrits, seulement 8 407 ont cru nécessaire de se déplacer pour lui porter leur soutien et l’élire à l’hémicycle sur une liste commune avec le MPR. N’est-ce pas une prestation médiocre pour un ancien Premier ministre qui se fait passer pour une notabilité locale ?

Moussa TOURE

05 juin 2007.