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La fin de mandat de la législature en cours n’a pas été une fin heureuse pour certains élus. Ils sont plus de 80 députés à dire adieu à l’hémicycle pendant les cinq prochaines années. Les raisons sont simples. Leur candidature a été recalée au primaire de désignation de leur formation politique. Les raisons des désaveux sont diverses. Mais fondamentalement, la plus part a désavoué par leurs camarades au motif qu’après leur élection, ils se sont détournés des activités du parti, a fortiori rend compte des activités du parlement. La fameuse restitution. Le cas de Me Kassoum Tapo à l’Adema a défrayé un moment la chronique. La presse lui avait prêté l’intention de claquer la porte à l’Adema au profit de l’UDD. Lui aussi a été recalé au primaire de l’Adema à Mopti.

Des erreurs dans l’arrêt de la Cour Constitutionnelle

L’incroyable s’est produit dans la publication des listes en compétition pendant les prochaines législatives. Des candidats en Commune VI se retrouvent en compétition en Commune II. C’est la liste de l’alliance UMPC et ADP-Mali de Mohamed Hacko, Adama Doumbia et Cheick Hamalla Bah. Une confusion orchestrée par les candidats eux-mêmes pour échapper à l’épée des adversaires ?

En tous les cas, la liste est attendue de pied ferme en Commune VI. Car, les autres candidats préparent leurs armes pour l’attaquer au motif qu’Adama Doumbia devrait démissionner de son poste de conseiller avant de se présenter sur une autre liste. Car, selon une jurisprudence de la Cour Constitutionnelle, un élu ne peut candidat contre son ancien parti avec le mandat de celui-ci.

Il doit au préalable se défaire de ce mandat, se faire remplacé avant de prétendre à un autre mandat sur la liste d’une autre formation. C’est sur cette base, que les adversaires d’Adama Doumbia, qui était un conseiller Adema, compte attaquer cette liste. De peur de cette disposition, ont-ils créer cette confusion ? Il appartiendra aux sages de la Cour de statuer sur ce cas délicat.

29 Octobre 2013.